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Antoine de Galbert, collectionneur d’émotions

À l’occasion de l’expo Souvenirs de Voyage au musée de Grenoble qui dévoile une partie de sa collection personnelle, rencontre avec un passionné qui aime s’aventurer hors des sentiers balisés de l’art contemporain.

©Sylvain Frappat

Originaire de l’une des plus anciennes familles du Dauphiné, Antoine de Galbert a grandi à Grenoble. Après des études à Sciences-Po, il travaille dans la gestion d’entreprise avant de « corriger cette erreur de trajectoire » en ouvrant en 1986 une galerie d’art contemporain, quartier des antiquaires.

J’ai toujours eu besoin d’art. Je suis autodidacte et j’ai beaucoup fréquenté les musées, notamment celui de Grenoble où j’ai vu de nombreuses expos. Et je garde des souvenirs d’enfance très forts de chefs-d’œuvre signés Francisco de Zurbaran, Gustave Doré, Chaïm Soutine…

Dans sa galerie grenobloise, il expose des artistes qu’il a envie de défendre. « Vendre de l’art contemporain en région est très difficile car tout est centralisé à Paris. La chance d’avoir un patrimoine privé m’a permis d’envisager un autre projet. »

En 2000, il crée la fondation Antoine de Galbert puis ouvre à Paris la Maison Rouge : plus de 1 300 m2 dédiés à l’exposition de l’art contemporain, avec une liberté totale dans le choix des œuvres qu’il accroche.

Pendant quinze ans, j’ai exprimé mon goût, en toute subjectivité, sans être inféodé à la mode ou à l’argent privé. J’ai fait ce que j’ai voulu et c’est ce que les gens ont aimé. On a réalisé des dizaines d’expos et fait découvrir de nombreux artistes avant qu’ils soient connus.

Un éclectisme hors du commun

Dans le même temps, Antoine de Galbert devient collectionneur. Une activité qui occupe une place très importante dans sa vie et à laquelle il s’adonne avec passion.

Être collectionneur, c’est comme tomber amoureux : on ne sait pas pourquoi. Il y a une part d’inconnu, une part intuitive qui fait qu’on aime les œuvres.

Sans doute est-ce pour cette raison qu’il fait preuve d’un éclectisme hors du commun, n’hésitant pas à quitter les sentiers balisés de l’art contemporain pour s’aventurer vers l’art brut, primitif ou populaire.

Bref, il construit sa collection « sans tenir compte de la mode, de l’avis des autres ou de la spéculation. Je n’achète pas une œuvre parce qu’elle va prendre de la valeur. Je ne suis pas un collectionneur stratège. Je me balade, à la fois mentalement et géographiquement, à la rencontre d’œuvres qui résonnent en moi. »

Et si la Maison Rouge a fermé ses portes à l’automne, Antoine de Galbert entend bien continuer à soutenir les artistes par le biais de sa fondation et à faire découvrir sa collection au grand public.

Après Souvenirs de voyage à Grenoble, une expo qu’il a conçue « autour de thèmes qui me sont chers et qui reflètent ma vie de collectionneur », c’est au musée des Confluences de Lyon qu’il présentera une expo de coiffes ethnographiques intitulée Un monde en tête.

informationRenseignements divers
courrielwww.museedegrenoble.fr
courrielwww.fondationantoinedegalbert.org

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