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« Et tout ce qui est faisable sera fait » : une création polyphonique et participative

Sous la houlette de la metteure en scène Emilie Le Roux, la compagnie les Veilleurs s’est associée au Tricollectif pour construire une création inédite et pluridisciplinaire. Présentée le 4 mai à la MC2, « Et tout ce qui est faisable sera fait » réunit plus de soixante Grenoblois.e.s pour multiplier les regards et interroger notre humanité.

©Danaé Hogrel

L’idée de ce spectacle a germé il y a déjà quelques années : « Ce projet fait suite à la rencontre avec Roberto Négro et les musiciens du Tricollectif, souligne Emilie Le Roux. Ensemble, on avait envie d’aborder une grande question éthique tout en encourageant les habitants à se réapproprier les espaces de création, d’où l’idée de solliciter leur participation active ! »

« Et tout ce qui est faisable sera fait » tire son titre d’une citation du dramaturge allemand Heiner Müller « Qu’est-ce qui s’oppose à Auschwitz dès lors que c’est faisable ? » car « elle ouvre le champ à de nombreuses questions« .

De plus, « pour s’interroger sur le monde d’aujourd’hui, la direction qu’on prend et l’impact que nos décisions auront sur le monde de demain », le projet réunit des participants représentant une mixité sociale, d’âge, de genres… afin de s’assurer d’une réelle polyphonie.

On est vraiment allé vers les habitants : représentations de petites formes dans des lieux de proximité suivies d’un repas partagé, débats dans des lycées…

La compagnie a multiplié les modes de rencontres jusqu’à réunir plus de 60 volontaires qui ont fait preuve d’un très grand investissement de janvier à juin.

©Danaé Hogrel

« On a d’abord travaillé en ouvrant des espaces de parole : en partant de cette citation, qu’est-ce qui vous semble important et urgent à dire ? Puis on s’est appliqué à donner une traduction artistique de ces débats en s’appuyant sur des textes du répertoire international, avec une création chorégraphique, musicale et chantée en écho, encadrée par 34 artistes et professionnels du spectacle. Tout ceci avec une réelle exigence artistique car la pensée a été exigeante ! »

Une réflexion sur notre humanité qui s’est révélée « passionnante » et nous rappelle que « le théâtre est un des derniers bastions où l’on peut se retrouver autour de la pensée car c’est un lieu où l’on peut prendre un temps pour s’interroger ensemble et regarder le monde. »

Les commentaires (1)

Commentaire de Mireille CAUCHI le 30 avril 2019 à 15 h 25 min

Je suis persuadée que le spectacle de Grenoble ira au delà de vos espérances. Je pense très fort à vous ainsi qu à tous les amateurs que je ne connais pas .
Très belle représentation. A très vite !

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