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Expédition 5300

Un laboratoire grenoblois dans la ville la plus haute du monde

Depuis le début de l’année 2019, une équipe de quinze experts se rend régulièrement dans la ville la plus haute du monde : La Rinconada, perchée à 5 300 mètres d’altitude au Pérou. A l’automne, une dizaine de personnes a participé à la 3ème phase de l’Expédition 5300, une exploration scientifique et humanitaire qui a pour objet principal l’étude des effets du manque d’oxygène.

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La Rinconada dans la cordillère des Andes au Pérou. Dans la ville la plus haute du monde, 50 000 habitant-es évoluent autour d’une mine d’or. Les conditions de vie sanitaires et humaines y sont particulièrement difficiles. C’est ici que la quinzaine d’experts grenoblois participant à l’Expédition 5300 a choisi d’installer son laboratoire dès 2019 pour mener différentes recherches.

A l’automne, une dizaine de « savanturiers » (comprenez savants-aventuriers) s’y est rendue pour la troisième phase de  l’expédition. Samuel Vergès, responsable de l’expédition et docteur en physiologie, raconte :

Les conditions sont spartiates. Vu de nos yeux ça peut ressembler à un bidonville. L’Etat ne se préoccupe pas de cette population qui s’est organisée en coopérative minière. On étudie comment est-ce que l’on peut naître, grandir et vivre là-haut. Globalement, on étudie les facteurs environnementaux et le mode de vie.

Le mal chronique des montagnes

Même si les habitant-es sont habitués à vivre à cet endroit où l’oxygène se fait rare, un quart de la population est atteinte du mal chronique des montagnes, également appelé maladie des Andes.

«La production de globules rouges est exagérée au point que le sang devient visqueux. Les défaillances cardiaques peuvent être plus fréquentes ; des troubles neurologiques et des phénomènes inflammatoires peuvent aussi apparaître», détaille le scientifique.

Pour trouver un remède, les experts ont mis en place un essai thérapeutique. Deux traitements et un placebo ont été administrés aléatoirement à 200 péruviens volontaires.

En septembre, l’équipe a pu voir les effets de l’expérience et réévaluer la soixantaine de patients ayant pris l’un des deux traitements pendant neuf mois.

Un centre médical et scientifique envisagé

«A La Rinconada, il n’y a pas de système de santé ni de structure de soin», déplore Samuel Vergès. «Ce qui nous fait envisager une coopération au long court.»

L’équipe imagine pour cela un centre médical et scientifique avec différents objectifs : permettre une offre de soins, faire de la recherche interdisciplinaire (environnement, sciences humaines, technologie) et proposer des formations auprès d’étudiant-es péruvien-nes et français-es.

Le terrain est déjà acquis en lien avec la coopérative minière de La Rinconada. Samuel Vergès continue :

D’avoir mis un pied dans ce lieu, ça nous éveille beaucoup de perspectives de recherche en santé. Par exemple : les conséquences sur la santé lors de changements d’altitude réguliers ou comment la vie en altitude impacte la santé des enfants. On essaie d’organiser une collaboration plus large car on sent bien que l’on peut aussi avoir des remontées chez nous ensuite.

informationRenseignements divers
courrielhttps://expedition5300.com

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