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Village-Olympique / Alma

Covid-19 : des tests rapides expérimentés à Grenoble

Deux journées d’expérimentation de tests rapides antigéniques ont eu lieu à l’Alma et au Village-Olympique début novembre. Les résultats des tests, destinés aux personnes asymptomatiques et non «contact», permettront de préciser leurs modalités d’usage à grande échelle. En parallèle, le CHU Grenoble-Alpes menait une enquête pour mieux comprendre la circulation de la Covid-19.

L’équipe d’accueil et Jean-Luc Bosson, chef du pôle Santé Publique du CHU Grenoble-Alpes, devant la Maison des Habitant-es Centre-ville. ©Alain Fischer

Autorisée à Grenoble par l’Agence Régionale de Santé (ARS), une expérimentation de tests rapides nasopharyngés d’orientation diagnostic antigéniques (des tests qui s’intéressent aux protéines de structure du virus) ont eu lieu dans deux quartiers grenoblois. L’objectif est de préciser leurs modalités d’usage à grande échelle.

Ces tests, dits TROD, sont destinés aux personnes asymptomatiques et non «contact». Ils ont pour objectif de contribuer à renforcer les capacités de dépistage.

Ces personnes, qui ne figurent pas parmi les populations prioritaires pour le dépistage par PCR (un test qui réagit au code génétique du virus), peuvent être porteuses saines, c’est-à-dire porter le virus sans le savoir.

580 personnes testées en deux jours

Pour cette expérimentation, les quartiers de l’Alma et du Village-Olympique ont été choisis par le CHU Grenoble-Alpes pour leur forte densité d’habitant-es, une circulation du virus élevée et une proportion de personnes à risque importante.

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Samedi 7 novembre, 300 personnes se sont déplacées à la Maison des Habitant-es Prémol dans le quartier du Village-Olympique. 6 % de ces tests, dont les résultats sont connus en 15 minutes, étaient positifs.

En parallèle de l’expérimentation, le professeur Jean-Luc Bosson, chef du pôle Santé publique au CHU Grenoble-Alpes (CHUGA), et son équipe menaient une enquête pour déterminer les situations les plus à risque en période de confinement. Egalement responsable de recherche au sein du laboratoire TIMC, il indique :

C’est intéressant d’aller quartier par quartier parce qu’il n’y a pas une vérité unanime. Il y a une typologie des quartiers : un taux de chômage, un taux d’activité ou un taux de recours au télétravail qui ne sont pas les mêmes. Et c’est la sociologie des interactions entre les gens qui explique le taux de positifs ou de négatifs.

Comprendre la circulation du virus

En attendant leurs résultats lors de ces journées organisées par la Ville de Grenoble et le CHUGA, les participant-es étaient invité-es à répondre à un questionnaire sur la vie quotidienne.

Était passé au crible, le fait d’habiter dans un grand ou un petit logement, seul-e ou non, le fait de prendre régulièrement un ascenseur ou de prendre les escaliers, de faire ses courses en supermarché ou en drive ou encore de télétravailler ou de se rendre sur son lieu de travail…

Tous ces petits détails de la vie courante ont une importance aux yeux de l’équipe de recherche, en regard de résultats positifs ou négatifs, pour comprendre la circulation du virus et permettre de diffuser des messages clairs à la population.

Jean-Luc Bosson, chef du pôle Santé publique du CHUGA et en charge de l’enquête, explique :

Si j’en crois les premiers résultats, il y aurait deux fois plus de risque d’avoir été positif Covid si on utilise plusieurs fois par jour des ascenseurs. Et ça ce sont des messages hyper simples : attention, pas trop de monde dans les ascenseurs, lavage des mains en sortant de l’ascenseur et, si possible, en entrant dans l’ascenseur.

Une deuxième journée d’expérimentation s’est tenue une semaine plus tard à la Maison des Habitant-es Centre-ville, qui a accueilli 280 personnes tout au long de la journée. Le taux de positivité était cette fois de moins de 1 %.

La différence entre les deux taux de positivité est «une bonne nouvelle» concernant l’utilité du confinement mais «une moins bonne» pour l’enquête menée qui nécessite plus de cas positifs à étudier, selon le médecin qui fait aussi partie de la Cellule de crise Covid-19 de la Ville.

informationRenseignements divers
Vous habitez le quartier de l'Alma ou du Village-Olympique et avez été testé-e positif-ve au mois de novembre ? Vous pouvez encore répondre à l'enquête par téléphone :
téléphone 07 63 55 88 23
courrielhttps://www.grenoble.fr/1699-covid-19.htm

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