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Friche ex-Allibert

Le terrain se dégage

La Ville va pouvoir commencer dès l’été la démolition du bâtiment de l’ancien siège Allibert, rue Edmond Esmonin. Avec la volonté de reconstruire en douceur un avenir pour ce quartier trop longtemps délaissé.

Le bâtiment à démolir est situé rue Edmond Esmonin.

Le bâtiment à démolir est situé rue Edmond Esmonin.

 

La situation était en l’état depuis 1995, date à laquelle l’entreprise Allibert vend son terrain à une grande enseigne de bricolage. En 2008, la ville de Grenoble, qui a dans ses cartons un projet de réaménagement, préempte le site et en devient propriétaire. Un promoteur immobilier qui s’estime lésé perd son procès mais fait appel, ce qui bloque toute avancée.

Sans préjuger d’une issue du jugement, le tribunal a cependant autorisé la Ville à démolir. Un diagnostic ayant révélé un taux d’amiante très limité dans le bâtiment et pas de fibres dans l’air, le début des travaux est prévu dès l’été 2015, pour 5 mois. À la fin des travaux, un terrassement spécifique rendra impossible l’utilisation du terrain pour une occupation illicite.

Continuer la décroissance

Si les habitants de Beauvert ont aujourd’hui l’impression de vivre dans un quartier dévalorisé, c’est aussi parce qu’un véritable bidonville s’est installé depuis fin 2013 le long de l’avenue Esmonin, seul lieu équipé de sanitaires. La Ville s’efforce aujourd’hui de trouver des solutions d’hébergement pour les familles avec l’État, dont c’est la charge, et, lors des départs, de limiter les nouvelles installations par la pose de rochers.

Elle a sécurisé le site : installation de barrières de protection routière, pose de grilles sur l’immeuble, enlèvement des encombrants et des épaves de voitures, rondes de vigile 24h/24… Elle a entamé avec ses partenaires, préfecture, Métro et Conseil général, des négociations pour sortir de la situation. Objectif : trouver des fonds européens et « vider » les camps en intégrant peu à peu les personnes dans des logements et de l’hébergement semi-collectif, comme au Rondeau.

Vos commentaires

Commentaire de JACQUEMONT le 11 avril 2015 à 7 h 16 min

Il faut faire quoi pour se débarrasser des roms, voter front national? Et bien ce serait malheureux quand même mais au cas où, y a un début à tout !
Et nous qui payons des impôts à ne plus en finir, les roms payent quoi exactement en comparaison même s’ils ne sont pas logés décemment !???
Qu’on les vire !!!

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Commentaire de Ecoeuré le 24 avril 2015 à 20 h 21 min

En effet vous devriez voter FN (ou UMP vu les propos tenus par le groupe grenoblois sur son site), étant donné le discours haineux que vous tenez. Allez donc faire un tour au camp Allibert, demandez aux gens de payer pour habiter dans un bidonville, se chauffer au bois avec des cheminées bricolées dans des baraques en carton et avoir le droit de faire jouer ses enfants…sur la route !!!

Vous faites peur, vous êtes prêt à œuvrer au retour des heures les plus sordides de notre histoire.

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Commentaire de CABURET Michel le 21 mai 2015 à 20 h 00 min

Bravo à la ville pour sa prise en charge de ces 2 problèmes: 1/l’immeuble Allibert qui tombe en ruine depuis pas mal d’années. 2/le bidonville et le relogement de ces familles de façon décente.

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Commentaire de Ecoeuré 2 le 2 juin 2015 à 13 h 40 min

Je suis choqué, en 2015, dans nos pays dit civilisés, de voir des enfants (et des adultes) vivre dans des villages bidonvilles.
Le découpage arbitraire des frontières au gré de l’histoire, de ses conflits, accords, a laissé des minorités sans espace de liberté, soumis à des persécutions qui ne sont pas nouvelles.
Soyons conscient que les flux migratoires d’aujourd’hui sont en (grande) partie liés à notre développement et aux conséquences de la production ou du vol des richesses qu’il a bien fallu trouver pour le financer, quitte à destabiliser des entités géographiques entières (je parle évidemment de l’esclavage, du colonialisme, mais pas uniquement).
Nous nous grandirions à œuvrer pour une Europe différente.
La plupart des hommes ne trouvent pas de plaisir à abandonner leurs racines profonde, leurs familles … Ils le font quand ils n’ont plus d’autres choix.
Régler le problème (si on considère qu’il y en a un, car d’un point de vue éthique, de quel droit certains hommes en empêchent d’autres de circuler à la surface de la terre) de l’immigration, c’est d’abord régler le problème du développement et de la sécurité dans les pays d’origine de ces migrants.

Et les abus existent, certes, mais comme dans toute organisation. Aucune loi, aucun système ne sera jamais parfait, à moins de ne pas vouloir rester des hommes (encore un peu) libres.

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