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Dé-confinement

Nouvelle gestion des espaces verts pour plus de biodiversité

Au lendemain du confinement, de nombreux espaces verts publics expérimentent une gestion « naturelle » à Grenoble. L’objectif : laisser plus de liberté d’expression et de place à la nature en ville et aux prairies fleuries.

La roseraie du jardin des plantes après le confinement. ©Sylvain Frappat

Pendant la période de confinement, avec une activité humaine fortement réduite, la nature en ville a « bénéficié » de plus d’espace, laissant libre cours à ses comportements naturels.
Le service Espaces Verts de la Ville de Grenoble a maintenu un service minimum durant deux mois, s’assurant de la salubrité des parcs et jardins publics, et arrosant les jeunes arbres encore fragiles.

Plus d’espace pour la biodiversité

Comme pour beaucoup de corps de métier, le service réfléchit à de nouvelles manières d’exercer mais aussi de gérer les 240 hectares d’espaces verts publics, en faveur de la biodiversité.

Benoît Walbrou, responsable du service Espaces Verts, explique :

Le grand enseignement de cette période de confinement est de se rendre compte qu’avec moins d’intervention humaine, les végétaux qui ont poussé donnent un autre visage aux parcs, et qu’on a plus intérêt à laisser s’exprimer les végétaux.

C’est pourquoi de nombreux parcs et jardins urbains sont convertis en gestion dite «naturelle». Depuis le 11 mai, 50% de l’effectif du service Espaces Verts se rend à nouveau sur le terrain. Dans quelques semaines, un retour progressif de tou-tes les agent-es (220) devrait se mettre en place.

Observer et accompagner la nature

Selon les lieux, la pelouse ne sera plus tondue de manière systématique, mais fauchée deux fois par an. Dans un premier temps, les pelouses aux usages récréatifs ou sportifs seront tondues ; celles qui ne gênent pas l’usage des parcs et jardins par les habitant-es seront fauchées plus tard dans l’année.

Au sein d’un même espace vert, certains carrés d’herbes sont laissés en l’état, par exemple là où des espèces « intéressantes pour le regard et la faune auxiliaire » ont grandi spontanément.

« On n’a pas forcément besoin d’apporter du fleurissement puisqu’on remarque que tout est déjà là », poursuit Benoît Walbrou.

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Ce type de gestion permet de favoriser la biodiversité en ville puisque les herbes hautes et les prairies fleuries constituent l’habitat de nombreux insectes auxiliaires importants pour la biodiversité. A Grenoble, on trouve par exemple 640 espèces de flore, 170 espèces d’oiseaux et 30 espèces de mammifères…

Les arbustes qui peuvent gêner la circulation des piétons et des cyclistes seront taillés. Le fleurissement ne sera pas le même qu’à l’accoutumée : plus de prairies fleuries et une priorité pour l’usage des plantes vivaces. On trouvera néanmoins treize massifs fleuris répartis dans toute la ville.

Benoît Walbrou conclut :

Cette touche naturelle est sûrement très intéressante à révéler. Pour nos jardiniers, l’idée est de réaliser un travail d’observation préalable avant d’intervenir, plutôt que d’avoir un travail systématique avec un calendrier des interventions en avance. Nous allons vers une maîtrise un peu différente, qui accompagne une nature et la biodiversité en ville.

informationRenseignements divers
courrielhttps://www.grenoble.fr/1497-grenoble-ville-nature.htm

Vos commentaires

Commentaire de Stéphane G le 28 juin 2020 à 20 h 26 min

Les prairies sont magnifiques, c’est un plaisir d’observer la diversité des fleurs.
Par contre je suis étonné de ne pas voir beaucoup d’insectes (après quelques observations vers l’école Simone Lagrange)

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Commentaire de Rafaelle le 9 juillet 2020 à 15 h 36 min

J’apprécie beaucoup cet aspect moins ‘culturel’ de nos espaces verts! C’est fou… il faut presque du courage pour aller dans le contresens d’une taille ‘à la française’…

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