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Sculpture insolite

Quand l’art passe à la pompe…

A découvrir dans le hall public de l’Hôtel de Ville de Grenoble : la sculpture Mona Oïla, une pièce unique réalisée par l’artiste GOIN. Elle est issue de l’exposition « Bring me the Street », présentée à la galerie grenobloise d’art contemporain Spacejunk, en octobre 2014.

L’association SpaceJunk met l’œuvre à la disposition de la mairie pour une durée de 18 mois.

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Mona Oïla, réalisée en 2014 par l’artiste Goin, fait un clin d’oeil à Mona Lisa (la fameuse Joconde !), peinte par Léonard de Vinci entre 1503 et 1506, et conservée au Musée du Louvre à Paris. Et si l’artiste l’a malicieusement reproduite sur une vieille pompe à essence, c’est tout simplement pour désacraliser l’art, le questionner alors que celui-ci se vend aujourd’hui comme une marchandise, comme du pétrole.

Mais aussi parce que le sourire mystérieux de la Joconde s’interprète soit comme un sourire espiègle, soit comme un léger rictus de souffrance. Le sourire espiègle des vendeurs de pétrole ou le sourire de souffrance de ceux qui passent tous les jours à la pompe…

Quand on l’examine de plus près, les chiffres affichés sur le compteur de la pompe marquent 777 : ils font référence aux machines à sous, comme aux vrais gagnants, ceux qui se cachent derrière la pompe. C’est d’ailleurs dit sur l’oeuvre : we win… you loose (nous gagnons… vous perdez).

Goin est un artiste de rue anonyme (voir son blog). Il délivre ses messages depuis 1999, avec un propos souvent très engagé. Accompagnées d’une bonne dose d’humour et d’ironie, ses oeuvres font depuis 2010 la couverture de nombreux médias, se retrouvent sur les murs de Porto ou de Bristol, sur la place des Nations Unies à Genève. Sa première monographie « I Spray for You« , écrite par Jérôme Catz, président de l’association Spacejunk et spécialiste du street art, a été publiée en 2014 aux éditions Critères.

Spacejunk est un réseau de centres d’art né à Grenoble en 2003. Il présente des artistes issus des mouvements émergeants comme le street art, le lowbrow (années 60) ou le pop réalisme (années 2000). Les visites sont gratuites et Spacejunk accompagne beaucoup d’établissements scolaires autour de ces courants artistiques.

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