Découvertes

Accueil >Découvertes>Théâtres de Grenoble : le spectacle vivant au cœur de la cité

culture

Théâtres de Grenoble : le spectacle vivant au cœur de la cité

Depuis la rentrée, le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche sont rattachés au Théâtre municipal de Grenoble. La réunion de ces trois salles qui appartiennent à la Ville vise à les faire fonctionner de manière cohérente et complémentaire pour mieux accompagner les artistes locaux dans leur travail de création. Il s’agit aussi d’en faire des lieux ouverts à tous, où la diversité des propositions permet à chacun de s’approprier les spectacles. Et pour favoriser cette rencontre, le public est invité à explorer l’envers du décor et dialoguer avec les artistes.

CHAPERON ROUGE - Bernard Richebé 960_B

Le spectacle « La Folle histoire du petit chaperon rouge » est à voir en décembre. © Bernard Richebé

 

En mutualisant le fonctionnement des trois salles, la municipalité entend d’abord soutenir les artistes grenoblois. Ainsi, cette saison commune fait la part belle à la création locale, avec près de la moitié de spectacles estampillés « made in Grenoble » (23 sur 48) sur l’ensemble des trois plateaux. Parmi eux, treize seront le fruit de résidences de création qui s’inscrivent dans la durée (trois semaines en moyenne) pour offrir un vrai temps de travail aux artistes : le groupe Tsunami Bikini au Théâtre de Poche en septembre, la comédie du Fol Espoir au Théâtre 145 en octobre, puis le comédien André le Hir, la metteure en scène Muriel Roux, la compagnie En aparté…

 

Créations « made in Grenoble »

La mise à disposition de l’un ou l’autre de ces espaces de création, qui s’effectue en fonction des attentes et besoins des compagnies (contraintes techniques, configuration adaptée au public…), s’inscrit dans une démarche plus large s’appuyant sur des moyens techniques, mais aussi humains. En effet, c’est un accompagnement tout au long du processus, de la création à la diffusion, qui est octroyé aux artistes, avec la fabrication des costumes et décors par les ateliers municipaux, une communication mutualisée entre les trois salles qui offre une belle visibilité grâce notamment à une plaquette diffusée à 12 000 exemplaires… et, bien sûr, l’opportunité de jouer leurs créations devant le public.

 

Accessibilité et mixité

Un public qui, au fil de la saison, découvrira des propositions artistiques très variées : du théâtre bien sûr, mais aussi des spectacles jeune public comme Tempête en cuisine de la chorégraphe Sylvie Guillermin ou La Reine de partout par les Phosphorescentes en scène, de l’impro avec La Ligue Impro38 ou le spectacle interactif New, de l’humour avec Fellag, de la danse hip-hop, de la musique, du cirque, des clowns… Qu’ils abordent des questions en lien avec l’actualité comme la pièce Lettres de non motivation signée Vincent Thomasset ou nous embarquent dans des ambiances latino signées El Gato Negro, les spectacles jouent la carte de l’ouverture et du métissage pour mieux faire écho à l’identité multiculturelle de Grenoble et faire du théâtre un espace en lien avec la cité et le monde d’aujourd’hui.

Et pour que chacun puisse y avoir accès, un effort est fait sur la tarification : au Théâtre 145 et au Théâtre de Poche, le plein tarif passe de 14 à 10 € et le tarif réduit de 9 à 8 €, tandis qu’au Théâtre municipal, les billets plein tarif sont désormais plafonnés à 38 € contre 45 € l’an dernier. Enfin, les séances scolaires passent toutes à 5 € alors qu’elles oscillaient entre 5 et 12 €.

Les horaires ont aussi été aménagés : pour la première fois cinq spectacles sont programmés le dimanche à 17h (Les Sœurs K au Théâtre 145, L’Après-midi de Leyde au Théâtre de Poche…) et deux spectacles à voir en famille se joueront au Théâtre municipal à 18h (Aldebert-Enfantillages 2 et La folle Histoire du petit chaperon rouge).

 

Découvrir, échanger, participer

Pour susciter la curiosité et inviter les Grenoblois à investir pleinement les trois théâtres, de nombreux rendez-vous se déclinent autour des spectacles. Des stages de formation tout d’abord, qui permettent de s’essayer ou de se perfectionner auprès des artistes dans des disciplines allant de l’impro à la technique clownesque, du théâtre au human beat box…

De plus, dans chaque salle, des répétitions publiques sont organisées autour de créations locales : Le Tartuffe par la compagnie En scène et ailleurs, On aurait dû laisser un mot par le Chat du désert, Des Bords du monde par la compagnie Ophélia Théâtre… Gratuites, ouvertes à tous sur inscription, et toujours suivies d’un temps de dialogue avec l’équipe artistique, elles constituent des moments informels, privilégiés, et offrent au public un regard différent sur les spectacles.

Conférences, balades croquées dans les coulisses, sans oublier le groupe des Passeurs de spectacles, qui assiste régulièrement à des étapes de travail lors des résidences… Autant d’initiatives qui rendent la culture plus accessible, rapprochent spectateurs et artistes dans une démarche d’échange citoyen et font de ces trois théâtres de véritables lieux de vie où il se passe toujours quelque chose !

En pratique

Théâtre 145 (240 places) :
145, cours Berriat Tél. 04 76 84 01 84

• Théâtre de Poche (150 places) :
182, cours Berriat Tél. 04 76 84 01 84

Théâtre municipal (600 places) :
4, rue Hector Berlioz Tél. 04 76 44 03 44

Pour les trois salles : réservations en ligne sur www.theatre-grenoble.fr ou à la billetterie située à l’angle de la place Saint-André et de la rue Hector Berlioz

Vos commentaires

Il n'y a pas encore de commentaires sur cet article.

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

Envoyer

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag vous propose aussi

L’Espace 600 prend du galon !

Parrainages solidaires

L’Arménie au féminin