Découvertes

Accueil >Découvertes>Constructeurs d’imaginaire

atelier décors

Constructeurs d’imaginaire

L’atelier décors de la Ville accompagne chaque année une douzaine de compagnies avec des créations très diverses qui requièrent un vrai savoir-faire et une bonne dose d’imagination. Petite visite guidée.

Aux ateliers décors municipaux, de gauche à droite, Albert Copertino, Yves Delort, Roland.                                    Sylvain Frappat - Ville de Grenoble 2016

Aux ateliers décors municipaux, de gauche à droite, Albert Copertino, Yves Delort, Roland Rizzo.

Dans l’atelier dédié à la construction de décors, ils sont trois à manier ponceuses, visseuses, perceuses, raboteuses, disqueuses, fraiseuses et autres postes à souder. Deux menuisiers, Yves Delort et Roland Rizzo, et un métallier, Albert Copertino, conçoivent et fabriquent l’univers dans lequel le public verra évoluer les comédiens, donnant ainsi vie aux images qui germent dans l’esprit des artistes.

Des techniques complémentaires

La réalisation d’un décor prend de un à trois mois selon la taille et de la complexité du projet. « En général le premier contact se fait par courriel : le metteur en scène ou le scénographe nous envoient des croquis qu’ils ont dessinés ou réalisés avec un logiciel. Et parfois on travaille à partir de maquettes en 3D, comme pour « Le Nid de Frelons » de Papagalli. »

Une fois les contours du projet bien définis, c’est un véritable travail d’équipe qui s’engage. « On discute entre nous pour faire le point sur les contraintes techniques, puis on se répartit le travail entre ce qui doit être réalisé en bois et en métal. L’intérêt c’est d’avoir un atelier où les deux corps de métiers sont réunis. L’un sans l’autre, ça ne pourrait pas fonctionner. »

En professionnels avertis, Albert, Yves et Roland ont aussi un rôle de conseil auprès des compagnies. En effet si celles-ci conservent les décors fabriqués à l’atelier, l’achat des fournitures est à leur charge. « Lors de la commande, les compagnies nous fournissent des premières mesures qui nous servent de base. Puis on leur fait des propositions en fonction des dimensions standards auxquelles sont vendus les matériaux, l’objectif étant d’éviter les chutes au maximum et donc de limiter les coûts. »

Lampadaire, alambic et soucoupe volante…

Parmi les décors sortis tout droit des ateliers récemment, on peut citer ceux des « Montures du temps » pour la Rue des Vandales ou de « Cheval de guerre » pour la compagnie Dédicaces, qui consistait en une structure en acier entièrement habillée avec des planches de bois. L’équipe fabrique aussi de nombreux accessoires.

Pour « Le Fils aîné » de la compagnie le Bateau de papier, elle a ainsi réalisé un lampadaire à l’ancienne sur un modèle russe : conçu en s’inspirant de photos d’époque, il a été façonné à partir d’objets de récupération, notamment un ballon d’eau chaude. Les ateliers ont aussi fabriqué l’alambic du précédent spectacle de Papagalli « La Santé par les plantes », un pont de bateau pour la compagnie Hôtel Europa, des voitures, une soucoupe volante…

« Il y a quelques années, on a même réalisé des robes en métal avec des roues pour un spectacle de danse de la compagnie Pascoli. » Sans oublier les commandes lors des expos à l’école des Beaux-arts : cadres pour les toiles, trépieds pour les sculptures…

On l’aura compris, les projets sont d’une incroyable variété, demandant à chaque fois d’être « créatif et imaginatif » car « chaque spectacle est un nouveau challenge ! » D’autant qu’une dernière contrainte peut parfois s’ajouter aux exigences esthétiques. « Lorsque les compagnies vont jouer au festival d’Avignon, le décor doit être monté et démonté très vite. C’est donc à nous de faire en sorte qu’il soit maniable, pratique et facile à transporter tout en demeurant résistant.« 

Vos commentaires

Commentaire de Camille le 28 septembre 2017 à 11 h 01 min

Bonjour, je suis intéressée par l’atelier de décors pour effectuer un stage. comment les contacter ?
merci beaucoup

Lire la suite >

    Commentaire de La rédaction le 28 septembre 2017 à 12 h 01 min

    Bonjour Camille, envoyez un CV et une lettre de motivation au maire de Grenoble, Hôtel de Ville, 11 boulevard Jean Pain, et la lettre trouvera tout naturellement le bon chemin vers le bon service ! 🙂

    Lire la suite >

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

Envoyer

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag vous propose aussi

Du pain sur la planche

L’Espace 600 prend du galon !

Paroles de femmes