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Capitale Verte de l'Europe

Le sport grenoblois en transition

L’Office Municipal des Sports (OMS) et la Direction des Sports de Grenoble ont organisé mercredi 26 janvier 2022 la conférence «Sport et transition écologique : le sport grenoblois s’engage» à l’amphithéâtre de l’Office de Tourisme Grenoble-Alpes. De nombreux-ses intervenant-es se sont exprimé-es et ont pu échanger avec le public lors de deux tables rondes. L’objectif : répondre à la nécessité de transition écologique à laquelle n’échappe pas le monde du sport. Et à Grenoble, le mouvement sportif a décidé de relever le défi !

©Auriane Poillet

Après de 2h30 de débat, le coup d’envoi du «défi» lancé par la Ville de Grenoble et l’OMS aux clubs du territoire pour s’engager, encore davantage, dans la transition écologique, est parti sur de bonnes bases.

Au programme de la soirée, deux tables rondes. Dans la première, «Vous avez dit sport et transition écologique?», le maire de Grenoble Éric Piolle est d’abord revenu sur les enjeux, la nécessité et l’urgence de la transition écologique en se donnant «une année pour transformer l’essai et prendre de l’élan pour l’horizon 2030», et en souhaitant qu’il n’y ait pas de rupture sur la question entre le sport pro et le sport amateur ; chacun, avec ses moyens, devant apporter sa pierre à l’édifice :

C’est important de prendre de la vitesse ensemble, même si on ne démarre pas tous au même niveau. Le cadre de «Grenoble capitale verte» doit nous permettre d’aller plus vite ensemble, tourné vers 2030.

La parole a ensuite été donnée à Maël Besson, rapporteur d’une étude WWF «Devenir du Sport et changements climatiques». Ce dernier a ainsi présenté une projection sur le devenir du sport en cas d’augmentation des températures. Un sujet qui a captivé – et un peu inquiété – l’auditoire.

Pour ne donner qu’un exemple : en France, un monde à +4° ferait perdre jusqu’à deux mois d’activité sportive par an. Si le sujet vous intéresse, le rapport complet est à retrouver sur le site de la WWF.

Pour conclure cette première table ronde, Simon Fourcade, multiple médaillé mondial en biathlon, a apporté son expertise d’ancien sportif de haut niveau mais aussi de consultant pour une télévision.

Il a expliqué son souhait de voir le «haut-niveau tendre vers un modèle un peu plus éco-responsable», que ce soit sur les questions des déplacements, du sponsoring, de l’évènementiel… Mais il a rappelé que, s’il est normal d’espérer une exemplarité des grand-es sportif-ves, les (bons) comportements s’acquièrent dès la pratique loisirs. Le rôle des clubs locaux est donc primordial dans le processus.

Etat des lieux des clubs grenoblois

Après une première séance de questions/réponses, une seconde table ronde a été consacrée à «Et Grenoble dans tout ça ?» pour entrer davantage dans le vif du sujet.

Des étudiant-es de Sciences Po Grenoble ont d’abord présenté les résultats de leur enquête «Etat des lieux de la transition écologique dans les clubs sportifs grenoblois» qui avait un triple objectif : présenter la connaissance existante sur la question, dresser l’état des lieux de l’engagement des clubs grenoblois et offrir des pistes de réflexions pour lancer le «défi».

Les résultats de cette enquête – à laquelle 52 clubs ont répondu – démontrent que s’il existe différentes logiques d’engagement selon les associations, une «première vague» est déjà amorcée dans la plupart des clubs, sur des actions «mineures» (covoiturage, recyclage, réduction des déchets…) mais révélatrices d’une prise de conscience de la situation et des enjeux écologiques. Pour faciliter le passage aux «vagues» suivantes, il conviendra de lever les leviers de blocage identifiés, notamment le point financier qui est souvent remonté.

Présentation de l’enquête «Etat des lieux de la transition écologique dans les clubs sportifs grenoblois». ©Auriane Poillet

La table ronde s’est terminée avec des interventions de l’adjointe aux sports Céline Mennetrier, sur la question plus spécifique des équipements et des actions déjà réalisées ou à venir les concernant, et d’Eric Adamkiewicz, maître de conférences en management du sport et développement territorial, qui a brièvement abordé la question des stations en transition.

Un triple défi

Cette conférence marque le point de départ de la volonté de l’OMS et de la Ville de Grenoble de montrer la capacité du monde sportif associatif à s’inscrire dans une démarche de transition écologique et de sensibiliser et accompagner ces derniers dans le cadre de Grenoble Capitale Verte de l’Europe. Le mouvement sportif grenoblois doit s’inscrire sur un projet à long terme qui va le mener jusqu’à l’orée 2030.

L’OMS et la Ville de Grenoble se sont fixés un triple défi : embarquer le plus grand nombre de clubs dans cette démarche progressive, définir une «Charte d’Engagement Transition 2030» et construire collectivement cette charte par des temps d’échanges entre les différents acteurs autour de critères réalisables. A ce titre, plusieurs ateliers seront mis en place au cours des prochains moins.

informationRenseignements divers
courrielhttp://omsgrenoble.fr/

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