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Mobilités

Quand la circulation va dans le bon sens

Dans un contexte de dérèglement climatique, réduire les déplacements polluants devient une préoccupation mondiale. Et c’est au niveau local que cette ambition s’applique concrètement. Grenoble-Alpes-Métropole et la Ville de Grenoble avancent dans cette voie et développent davantage de possibilités de confort et d’infrastructures. Pour des modes de déplacement à plus faible impact environnemental et plus doux pour notre cadre de vie.

En ville

Vers des déplacements doux

Depuis l’arrivée de l’automobile dans nos vies, l’aménagement des territoires s’est développé en grande partie en fonction de son efficacité et de sa rapidité.

©Jean-Sébastien Faure

Après la Seconde Guerre mondiale, la vitesse étant un symbole de modernité, les grands axes routiers se sont étirés de part et d’autre de nos régions, avec la construction d’habitations dans des endroits devenus désormais plus accessibles.

Reconfigurer nos habitudes : l’exemple de Copenhague

En ville, aussi, la voiture a pris une place majoritaire sur l’espace public. Le modèle du tout-voiture est pourtant remis en cause depuis des décennies, parce qu’il épuise les énergies fossiles, réchauffe l’atmosphère et dégrade notre santé.

Remettre en question la suprématie de la voiture signifie un réaménagement en profondeur de la ville et une reconfiguration de nos habitudes de vie. Est-ce possible ?

Une ville nordique montre l’exemple : Copenhague. Suite aux chocs pétroliers de 1973 et 1979, la capitale du Danemark a accentué sa politique volontariste en faveur des déplacements doux. À l’époque, elle connaissait des problématiques de congestion de voitures, semblables à celles des villes françaises actuellement.

Services pour la mobilité

Près de quarante ans plus tard, Copenhague arrivait à une part de déplacement annuelle moyenne à vélo de 55 % dans le centre-ville (et elle ne compte pas s’arrêter là. D’année en année, la ville se redessine et améliore ses infrastructures pour faire encore gagner du confort aux cyclistes, ainsi qu’aux usagers des transports en commun.

Dans la grande région grenobloise, la réflexion et les actions s’accélèrent en faveur de cette philosophie, avec la mise en place d’un bouquet de services pour la mobilité. Le chemin est encore long, mais la marche en ce sens a déjà bien commencé.

aménagements

La piétonnisation arrive à destination

Lancé il y a deux ans, le chantier du projet Cœurs de ville, Cœurs de Métropole entamera cet été sa dernière ligne droite.

Lien entre les quais et le cœur ancien, la rue de Lionne bénéficie d’un relookage complet. ©Thierry Chenu – Sylvain Frappat

Pour mémoire, l’ambition du projet, porté par Grenoble-Alpes Métropole, est de renforcer la place du piéton dans les centres-villes de ses communes. La Ville de Grenoble a répondu à cet appel.  Jacques Wiart, délégué aux déplacements à la Ville de Grenoble, exprime :

 Grenoble a connu une phase de piétonnisation historique sous Dubedout, dès les années 1960, qui mérite aujourd’hui d’être renforcée. L’idée fondatrice est de donner un nouvel élan au centre-ville, en termes d’attractivité et d’embellissement. Il est important de redonner toute son importance à la personne en ville, pour des raisons humaines, sociales et économiques. Le piéton doit pouvoir marcher tranquillement pour ses différentes activités.

Végétalisation systématique

Un autre élément vient s’ajouter à cette nouvelle donne pour le cœur de ville : la question environnementale. Pour cela, la végétalisation est systématiquement intégrée aux nouveaux aménagements.

Si la conception de l’espace public est tournée vers les piétons et les vélos, certains accès en voiture restent indispensables et donc organisés, notamment pour les personnes âgées et les services d’urgence. Vis-à-vis des personnes venant de l’extérieur de Grenoble, Jacques Wiart précise :

Les travailleurs et les visiteurs doivent acquérir le réflexe des transports en commun ou du covoiturage quand ils le peuvent. Une autre solution possible est le télétravail. Un à deux jours par semaine pour chacun auraient un impact considérable sur la diminution du trafic.

Calendrier des travaux

Juillet  2019 :

  • fin des travaux du cours sur le boulevard Agutte-Sembat-Rey-Lyautey, voie de bus réservée, axe vélo, et espaces piétons élargis.
  • démarrage de l’aménagement des abords de la place Victor-Hugo et des secteurs Millet et Lakanal.

Autoroute urbaine

A480 : la Ville veille

Chaque jour, 100 000 véhicules empruntent l’autoroute urbaine A480 le long de Grenoble. L’État et AREA portent sur cet axe un projet qui comprend deux volets : la restructuration de l’échangeur du Rondeau et le réaménagement de l’A480.

La Ville de Grenoble a eu l’occasion d’exprimer un avis très réservé sur ce projet porté par l’État et son concessionnaire AREA. Si elle ne pilote pas ce dossier, elle pèse depuis plus de trois ans pour que celui-ci soit nettement amélioré.

Objectif poursuivi : faire évoluer le projet vers un véritable boulevard urbain métropolitain qui réduit les nuisances et favorise les nouvelles mobilités.

Après avoir obtenu l’abandon du prolongement de l’A51, la mise en place de deux verrous aux entrées de Grenoble pour éviter l’effet « appel d’air » du passage de 2 à 3 voies de l’autoroute, la demande la Ville d’abaisser la vitesse à 70 km/h a été récemment intégrée par l’État.

Voies réservées

Malgré ces avancées, la Ville continue d’agir pour une évolution favorable du projet. Elle a notamment exigé : le renforcement des corridors écologiques, le doublement des plantations d’arbres sur site, la protection des riverains avec des murs antibruit optimisés, une meilleure prise en compte des modes actifs (piéton, cycles) dans les franchissements de l’autoroute, la mise en place d’une voie réservée pour les transports en commun au sud du Rondeau, ou encore le développement du covoiturage sur cet axe pour réduire la pollution et les bouchons.

Sur ce point, l’expérimentation d’une voie réservée pour les véhicules transportant au moins deux personnes a été confirmée par l’État pour 2020 entre Grenoble et Voreppe. La Ville souhaite que ces voies réservées soient ensuite étudiées et développées sur les autres axes de l’agglo pour lutter contre la pollution atmosphérique.

Vos commentaires

Commentaire de JGG le 21 juin 2019 à 8 h 59 min

Sans oublier q’ il y a intérêt a remplir les voitures qui circulent! Pour cela le Gresidauvan a adhérer au super osé parti de remettre l’autostop au gout du jour!
Un concept construit avec Rezo Pouce, présent quelques 2000 communes en France. Encourageant!

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