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Eau

Se rafraîchir l’été

Le printemps a sonné la réouverture des fontaines décoratives et des brumisateurs pour préparer l’espace public à la belle saison ainsi qu’à son lot de fortes chaleurs. L’été, la Ville de Grenoble met en place un certain nombre d’autres actions pour permettre aux habitant-es, petit-es et grand-es, de se rafraîchir. L’ambition est de limiter les îlots de chaleur en s’appuyant sur les espaces verts, la canopée et l’eau. Petit tour d’horizon des solutions accessibles et écologiques.

Bornes fontaines

Un meilleur accès à l’eau potable

Avec l’augmentation des fortes chaleurs, la volonté est aussi de permettre à toutes et tous d’accéder facilement à l’eau potable et de s’hydrater suffisamment. Elle s’appuie sur les bornes fontaines existantes, la volonté de citoyen-nes d’en créer davantage et les innovations développées à l’école d’architecture.

©ENSAG

Grenoble compte environ deux cents bornes-fontaines réparties dans toute la ville. Ce parc plutôt conséquent pour une ville de cette taille est possible grâce aux cinq sites de captage de l’eau de Rochefort ne nécessitant aucun traitement. Cela offre aux Grenoblois-es une eau de qualité au robinet.

Les citoyen-nes s’emparent également de ce sujet puisque le projet lauréat au Budget participatif 2020 «La Grenobloise» est lancé depuis juin et se termine en octobre. Avec un budget de 100 000 €, il prévoit de créer quatre bornes-fontaines et d’en réparer une vingtaine de plus, en priorité dans les secteurs 5 et 6, peu pourvus en bornes-fontaines fonctionnelles.

Nouvelle génération

En parallèle, une dizaine d’étudiant-es en master 1 de design à l’ENSAG (École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble) a travaillé sur des prototypes de bornes-fontaines plus économes en eau et plus accessibles et inclusives.

Fabriqués par une entreprise de Seyssins, trois exemplaires, choisis parmi une dizaine de propositions, seront installés dans l’espace public dès le 13 juillet. On les trouvera sur la place Victor Hugo, au parc Bachelard/Champs-Élysées et allée des Romantiques dans le quartier Vigny-Musset.

En expérimentation

Les trois prototypes aux normes PMR (Personnes à Mobilité Réduite) fonctionnent avec un mécanisme simple sans électricité. En activant un bouton, le jet, plus court que ceux des bornes-fontaines Bayard que l’on connaît à Grenoble, permet de remplir facilement une bouteille d’eau.

Un puits perdu guide l’excès d’eau vers la nappe. Au préalable, une coupelle récupère un peu de cette eau pour donner la possibilité aux animaux de s’hydrater.

Les bornes-fontaines sont aussi équipées d’un système de purge qui évite le gel afin de fonctionner toute l’année. Ces trois bornes-fontaines seront testées pendant deux ans. À l’issue, celle qui fonctionnera le mieux sera installée dans les endroits les plus emblématiques de la ville.

Dans la ville

Îlots de fraîcheur en création

Depuis quelques années, la Ville mène une réflexion sur l’espace public pour permettre à toutes et tous de trouver de la fraîcheur lors des fortes chaleurs et de pouvoir, si besoin, aller au contact de l’eau.

©Sylvain Frappat

À la Caserne De Bonne

La fontaine à jet d’eau de l’esplanade Alain-Le-Ray est prête pour entamer sa transformation. Elle a été conçue en 2009 comme une fontaine ornementale sans système hydraulique permettant de se rafraîchir dans un cadre réglementaire et sanitaire approprié.

À partir du printemps 2023, elle sera retravaillée dans le but de conforter un usage de rafraîchissement. En attendant d’aller au contact de l’eau sur l’esplanade Alain-Le-Ray, un système éphémère de brumisation suspendu est activé lors des périodes de canicule.

On en trouvera aussi tout l’été au Village Olympique et au Jardin de Ville, comme c’était déjà le cas l’été dernier.

Sur la place Charles-Dullin

Le brumisateur est hors service depuis quelques années. Pour permettre aux habitant-es du quartier Malherbe d’aller au contact de l’eau et de pouvoir se rafraîchir dans la durée, les arches et les rampes de brumisation ont été remplacées en juin par un système de buses au sol qui projette des micro-gouttelettes.

On retrouve par exemple le même principe de rafraîchissement le long de l’aire de jeux du parc Paul Mistral et sur la place Edmond-Arnaud dans le quartier Très-Cloîtres. Gilles Namur, adjoint à la Fraîcheur, indique :

Cette année, des travaux ont aussi été réalisés sur les fontaines des places Sainte-Claire et de Bérulle ainsi que sur les bassins des parcs Jean-Verlhac et Champs-Élysées. On pense aussi à l’accès à l’eau lors de chaque aménagement de place ou de parc.

Nature en ville

Espaces verts, espaces frais

Le service Nature en ville adapte sa gestion pour permettre aux espaces verts de mieux vivre les périodes de chaleur et pour rendre la ville plus agréable l’été.

©Sylvain Frappat

La réalisation de cette ambition passe notamment par le choix de végétaux adaptés aux milieux secs ou d’arbustes et de fleurs économes en eau. La tonte moins régulière des espaces verts permet aussi aux herbes «d’emprisonner» de l’humidité et ainsi de limiter l’arrosage.

Les plantes vivaces, qui fleurissent d’année en année, sont aussi de plus en plus privilégiées pour les massifs fleuris dans un souci de sobriété énergétique et de préservation des ressources en eau.

Ombre et fraîcheur

L’été signe la période de préparation à la plantation des arbres qui apportent ombrage et fraîcheur aux habitant-es dans les années qui suivent. Les érables de Montpellier ou champêtres et le micocoulier en font partie. L’idée derrière ces choix est de pouvoir créer des îlots de fraîcheur à terme.

Tout comme cet hiver, la Ville de Grenoble prévoit de faire don de 600 arbres aux particuliers et copropriétés dans le cadre de son dispositif de participation citoyenne «Végétalise ta ville» (inscriptions jusqu’au 31 octobre).

Ce dispositif permet par ailleurs de demander de l’aide pour créer un jardin partagé dans l’espace public ou des conseils pour cultiver sur son balcon.

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.grenoble.fr/2343

GrandAlpe

Le végétal investit le minéral

Dans le but de le rafraîchir, le parvis d’Alpes-Congrès a été végétalisé. Ces aménagements interviennent de manière temporaire, à l’avant du projet urbain GrandAlpe et n’impactent pas la circulation.

©Sylvain Frappat

Afin de créer un îlot de fraîcheur, le «Jardin bioclimatique» est constitué d’un aménagement végétal, d’assises et d’une voile d’ombrage.

Entre aulnes, charmes ou érables, ce sont au total 150 arbres qui ont été plantés sur cette zone qui s’étend du parvis d’Alpes Congrès aux abords de la patinoire Polesud et de Grand’Place.

Ils prennent place dans des grandes jardinières et seront réutilisés à d’autres endroits à la fin de ces aménagements provisoires.

Ombre et fraîcheur

Fixée par un réseau de câbles à plus de 4,5 mètres de hauteur, une voile d’ombrage vient renforcer cette lutte contre l’effet d’îlot de chaleur. Cinq socles ainsi qu’une grande assise de 30 mètres carrés y sont également installés et invitent au jeu et à l’appropriation de l’espace.

Les usager-es de la patinoire, d’Alpes-Congrès et de Grand’Place ainsi que les passant-es pourront à coup sûr profiter de ce «jardin bioclimatique» lors des fortes chaleurs de cette saison estivale.

informationRenseignements divers
courrielhttps://www.grenoblealpesmetropole.fr/754

Capitale verte

À la découverte du cycle de l’eau

En juillet, les projecteurs sont braqués sur la ressource en eau dans le cadre de l’année Capitale Verte de l’Europe. Pour mieux comprendre ses enjeux, deux événements proposent de partir à la découverte du grand et du «petit» cycle de l’eau entre ami-es ou en famille.

©Sylvain Frappat

Un jeu de piste à vélo

À l’aide d’un livret, petit-es et grand-es pourront pédaler à travers les rues de Grenoble à l’occasion d’un jeu de piste autour de l’eau. Cet événement pensé en partenariat avec Grenoble-Alpes Métropole prévoit de faire découvrir les équipements de gestion des eaux fluviales, des fontaines ou encore des rivières.

Le parcours, réalisé en autonomie, permet de comprendre le grand cycle de l’eau (l’évaporation, la pluie… et l’impact de l’humain sur ce phénomène naturel), ainsi que le « petit » cycle de l’eau, c’est-à-dire le fonctionnement de l’eau au quotidien à l’échelle de la ville (fontaine, réseaux d’eau potable…).

Participez à la Fresque de l’eau

À l’image de la Fresque du climat, deux Fresques de l’eau à destination des familles sont organisées dans le cadre de l’Été Oh! Parcs, parc Paul Mistral, samedi 9 juillet. Le grand et le «petit» cycle de l’eau sont encore une fois à l’honneur à travers ce moment qui se veut ludique et pédagogique.

Animé par l’association Eau’Dyssée, cet atelier est une manière de comprendre les impacts de l’activité humaine et les moyens de préserver et de valoriser cette ressource vitale qu’est l’eau.

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.greengrenoble2022.org
courrielhttp://www.grenoble.fr

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