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Berges

L’Isère a de beaux projets devant elle

Pour la Ville de Grenoble, la reconquête des berges consiste à trouver un nouveau rapport avec l’eau et à déployer cette dimension par rapport à l’évolution du climat. « Nous voulons trouver une relation apaisée avec cet élément : c’est un fil conducteur dans l’ensemble des projets, pour les Grenoblois.e.s et les touristes. L’idée est d’avoir aussi une approche environnementale de l’espace, qui permet de profiter d’espaces plus frais, avec la chaleur d’été qui va se renforcer », explique l’adjoint à l’urbanisme Vincent Fristot. Tour d’horizons des projets en cours ou à venir, qui s’acoquinent avec l’Isère.

Participation

Sport et loisirs au bord de l’eau, avec le budget participatif !

Découvrir l’escalade en côtoyant la rivière de l’Isère, c’est ce qu’a imaginé Stéphane Lathuilière, habitant de Grenoble et amateur de grimpe, dans le cadre du budget participatif 2015.

Des berges foisonnantes de nature pour les loisirs et promenade des Grenoblois.e.s ©Sylvain Frappat

Depuis l’automne 2016, ce site d’escalade à faible hauteur est accessible à toutes et à tous, en contrebas du quai de France, à quelques pas du jardin des Dauphins.  Stéphane Lathuilière complète

 L’idée est que les gens qui ne connaissent pas l’escalade puissent s’essayer à cette pratique, sans prendre le risque de se blesser. La création de ce site est aussi une manière de se réapproprier ces berges sous-utilisées qui apportent pourtant de la fraîcheur en été. C’est agréable aussi car le bruit de l’eau couvre celui des voitures. Actuellement, il y a peu de vie à Grenoble autour de l’eau. Voir l’Isère comme un lieu de rencontre est intéressant, même si je comprends que cela est compliqué techniquement, avec la variation des eaux .

La même année, un autre habitant, Olivier Rebuffet, souhaitait offrir plus de confort aux joggeurs et promeneurs sur les berges.

Dans le cadre du budget participatif également, une passerelle a été créée à la limite de Saint-Martin-d’Hères, sur le chemin de halage qu’empruntent les coureurs, pour améliorer la continuité de leur itinéraire.

Espace nature

Le parc des Berges, un projet à double facette

L’une des pièces majeures du projet d’aménagement de l’Esplanade est la création du parc des Berges, un espace naturel qui longera l’Isère sur un bon kilomètre, en pente douce, à l’horizon 2025.

©HDZ

« Cela a pratiquement été le point de départ du projet Esplanade : permettre l’intégration de la rivière et de la nature dans la ville. Lors de la co-construction avec les habitants, cette proposition a obtenu la quasi-unanimité », précise Vincent Fristot.

Cet espace de respiration à l’échelle du centre-ville et de la métropole bénéficiera d’une desserte en transports en commun appropriée, des accès piétons multiples et des pistes cyclables reliant les quartiers alentour, tels que Jean-Macé.

Au-delà de sa qualité récréative et de repos, le parc des berges sera un outil de gestion des risques d’inondation : il sera « inondable » en cas de crue, avec des aménagements nivelés. Baptiste Hernandez de l’agence HDZ, en charge de la conception du projet d’aménagement de l’Esplanad, explique :

Historiquement, sur ce site, la proximité avec le cours d’eau a toujours été une limite, par rapport aux problématiques de crue. On a mis plutôt des espaces de circulation : la route nationale, la voie sur berge, la piste cyclable… Plutôt que des biens ou des personnes. On souhaite aujourd’hui trouver un équilibre entre le territoire urbanisé et les espaces naturels, en travaillant ce rapport à l’eau. On passe d’une nature hostile, à une nature avec laquelle on va dialoguer .

Une place importante sera donnée à la biodiversité, ainsi qu’à la présence de l’eau dans le quartier. De l’autre côté du quartier, au pied des pentes de la Bastille, la réouverture du ru de la Chartreuse créera une relation entre le massif et les berges.

Une phase de co-construction avec les habitants permettra ensuite de définir plus précisément le programme. « Cela montre aussi qu’on peut s’adapter intelligemment au changement climatique : au lieu de lutter contre le courant, on travaille avec », conclut Baptiste Hernandez.

aménagements

Les berges à la loupe

 

©Philippe Mouche

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