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Budget participatif 2019

Jardin sans frontière : se nourrir d’ici et d’ailleurs

Florence et Alpha se sont rencontrés au sein de l’association Cuisine sans frontière en 2017. Deux ans après, ils ont porté le projet Jardin sans frontière au Budget participatif.

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Jardin sans frontière est le fruit du hasard. Alors que Florence avait invité Alpha à une soirée de la Biennale des villes en transition en 2019, les deux amis ont été abordés par les organisateurs du Budget participatif.

Intéressés par le dispositif, ils ont planché sur le sujet autour de trois valeurs qu’ils ont déterminées ensemble : le travail, la santé et la joie. Florence, infirmière et marraine de la République au sein de l’Apardap (Association de Parrainage Républicain des Demandeur-ses d’Asile et de Protection), raconte :

On a pensé au jardin parce que l’on était à la Biennale des Villes en transition. On parlait beaucoup d’écologie et du fait de subvenir à nos besoins. On se disait que ce n’était pas mal si les migrants pouvaient avoir une part dans leur autonomie alimentaire. Donc le Jardin sans frontières est né à ce moment-là.

Le projet déposé, ils ont mobilisé leur réseau, dont le Secours Catholique, qui s’est vite révélé enthousiaste. Ils ont été rejoints par trois amis d’Alpha en cours de route.

Aujourd’hui, une quinzaine de jardinier-es amateur-rices constituent le noyau dur de ce projet à aspect environnemental et sociétal.

2500 m2 de possibilités

D’une surface de 2500 m2, Jardin sans frontières sort de terre le long de l’avenue de Valmy. Il longe les berges de l’Isère et a été investi depuis la mi-avril par ces jardinier-es en herbe. Clôturé, il se compose de deux grandes serres qui accueilleront les semis ainsi que les légumes qui ont besoin de chaleur pour se développer.

Trois parcelles de pleine terre accueilleront des légumes d’ici et d’ailleurs : une parcelle pour les légumes d’ici, une parcelle pour les légumes d’ailleurs et une parcelle de permaculture. Deux ruches hébergeront aussi des abeilles urbaines qui pourront se nourrir des nectars produits par le jardin.

Les jardinier-es sont accompagné-es par des agriculteurs bénévoles et recherchent des personnes expertes pour mener à bien le projet. Des formations autour du jardinage ou de la permaculture sont aussi en projet.

L’objectif est de créer du lien entre personnes migrantes et non-migrantes ainsi que de participer à l’alimentation des personnes migrantes. Alpha, Guinéen, Grenoblois sans papier et porteur du projet, explique :

L’idée est aussi de donner ces légumes à des associations où les migrants viennent prendre leur nourriture. Le reste des légumes du jardin sera partagé entre nous. Soit on les utilisera lors d’un repas collectif, soit on fera des sortes de paniers à partager.

Aujourd’hui, le Jardin sans frontière est monté en association sous un format original. Des binômes se sont formés dans le bureau entre personnes migrantes et non-migrantes. Christophe et Alpha sont les co-présidents, Gérard et Fofana sont les co-trésoriers et Florence et Tounkara sont les co-secrétaires.

«On essaie de faire toucher du doigt le fonctionnement français», continue Florence. «Pour une idée écrite sur un bout de table, ça donne vachement confiance en soi ! Ça crée un but quelque part, surtout en cette période Covid. Nous, ça nous a maintenu. C’est vraiment important, je pense, de faire en sorte que l’autre soit debout.»

informationRenseignements divers
Jardin sans frontière recherche des outils et du matériel de bureau.
courrielhttps://www.facebook.com/JardinSansFrontieres/

Vos commentaires

Commentaire de Un jardin sans frontières le 20 avril 2021 à 18 h 17 min

Vous souhaitez rejoindre un jardin sans frontières , consulter notre site web : https://unjardinsansfrontieres.wordpress.com/

ou venez nous rencontrer au jardin le samedi matin à partir de 10h30

Lire la suite >

Commentaire de fasola maurice -thierry le 25 avril 2021 à 9 h 10 min

Félicitations à ce projet y’a t’il le même projet sur lyon ? Merci thierry

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