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Le saviez-vous ?

Champollion, l’éveil grenoblois

Fruit de dix-sept années de travail acharné et d’une concurrence parfois féroce avec les savants européens, le déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion il y a deux cents ans, en 1822, est aussi une aventure grenobloise. Des lieux emblématiques de Grenoble portent le nom ou la trace de Jean-François Champollion, dit Champollion-le Jeune et de son frère Jacques-Joseph, dit Champollion-Figeac.

©Musée de Grenoble – J.L. Lacroix / Domaine public

Né à Figeac dans le Lot le 23 décembre 1790 d’une mère quercinoise et d’un père dauphinois, Jean-François Champollion passe sa jeunesse à Grenoble. À l’âge de dix ans, il rejoint son frère Jacques-Joseph, de douze ans son aîné, qui est aussi son parrain.

Il poursuit sa scolarité à l’école centrale, lieu de formation encyclopédique, ancêtre du lycée Stendhal. Là, Champollion rencontre Louis Vicat (l’inventeur des liants pour le ciment), suit le cours de botanique de Dominique Villars et le cours de dessin de Louis-Joseph Jay, fondateur du musée de Grenoble.

Mais quand l’école centrale devient lycée impérial sous Napoléon 1er, l’enseignement devient moins encyclopédique, et la discipline quasi militaire ne convient pas à Champollion. Il s’ennuie, mais assouvit sa passion pour les langues anciennes en apprenant le latin, le grec l’hébreu, l’arabe, le syriaque, l’araméen…

«Fleur de printemps»

En 1807, il présente un mémoire sur les toponymes égyptiens, soutenance à laquelle le mathématicien Joseph Fourier, alors préfet et ancien membre de l’équipe d’égyptologie de Bonaparte aurait été présent.

Fourier prend Jacques-Joseph comme collaborateur pour la préface de la Description de l’Égypte. Jean-François obtient de son frère d’aller à la capitale étudier l’Égypte. De 1807 à 1809, il est inscrit comme élève orientaliste au Collège de France et à l’école des langues orientales.

À son retour en 1809, Fourier le nomme, ainsi que son frère, professeur à la Faculté des lettres de Grenoble où il enseigne l’histoire ancienne.

Nommé directeur adjoint de la bibliothèque municipale par son frère devenu directeur en 1812, il épouse par la suite la fille d’un gantier grenoblois, Rosine Blanc avec laquelle il a une fille en 1824, Zoraïde, «Fleur de printemps» en arabe. Quoique très fier d’elle, il ne la verra pas beaucoup, sa vie le menant sur les rives de la Seine et du Nil.

Jacques-Joseph Champollion

«Je fus tour à tour son père, son maître, son élève.» Jacques-Joseph est un autodidacte passionné de langues anciennes, d’histoire antique et d’archéologie. Il devient professeur de grec à la faculté des lettres et directeur de la bibliothèque municipale de Grenoble qu’il contribue à faire rayonner en accroissant les collections.

Il épouse Zoé Berriat, sœur du futur maire, Luc Berriat. Puis, à la fin des années 1810, il continue sa carrière à Paris comme conservateur du département des manuscrits de la Bibliothèque royale et professeur de paléographie à l’École des chartes.

Jacques-Joseph veille sur son frère toute sa vie et, après sa mort (1832), publie ses manuscrits et assure la protection de sa mémoire.

informationRenseignements divers
Musée Champollion, à Vif
courrielhttp://www.culture.isere.fr
L’égyptologie au musée de Grenoble : exposition consacrée à l’histoire de l’Égypte antique dans les collections grenobloises jusqu’au 19 février 2023.

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