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Croquis de quartier

Bajatière

Près du parc Paul Mistral, les immeubles côtoient les maisons de village. L’ancien se mêle paisiblement au récent dans ce quartier familial traversé par l’avenue Jean-Perrot.

©Auriane Poillet

Michel Fruneau « Proche du centre-ville et du parc Paul Mistral. »

Président de l’association, Michel Fruneau, 76 ans, fait partie de l’Union des Habitants du Quartier Exposition-Bajatère depuis près de 20 ans.

« J’habite le quartier depuis 1966 et cela fait presque vingt ans que je fais partie de l’Union de quartier. Sa mission, je dirais, c’est de tenter de rendre un quartier plus vivable, plus humain et de préserver la vie de quartier. Je trouve ce quartier sympa. Il est aéré et mixte. Il y a des respirations entre les immeubles et les maisons. Il est proche du centre-ville, du parc Paul Mistral et il n’est pas trop pourri par la circulation. En revanche, il n’a plus de centre et c’est dommage. Le centre s’est déplacé vers le boulevard Clémenceau et les habitants vont vers l’Abbaye.

Ce qui m’a amené vers l’Union de quartier, c’est le soucis de la collectivité, de faire avance les choses et avoir des relations avec les gens. On travaille beaucoup les questions d’urbanisme et de patrimoine. Notre grosse préoccupation, c’est l’avenue Jean Perrot : on aimerait qu’elle soit plus humaine. Et ce qu’on voudrait aussi ce serait que le square Bajatière, le Verger Jean-Perrot et le parc Soulage deviennent une sorte de pôle vert avec un vaste plateau piétonnier au milieu. »

 

©Auriane Poillet

Geneviève Brosse : « On voisinne beaucoup, sans se gêner »

Cette retraitée a presque toujours habité la Bajatière qu’elle a vu évoluer au fil du temps.

« Cela fait quarante ans que je suis de retour dans le quartier avec mon mari. Ma mère est déjà née ici et y est restée toute sa vie. On a vu le quartier évoluer. Il y a cinquante ans, il y avait un esprit de village. Il y avait beaucoup de commerces : une laiterie, une droguerie, une blanchisserie… Petit à petit, les commerces ont coulé.

Aujourd’hui, c’est un quartier qui vit par les écoles. Il y a un centre névralgique qui est le parc Bajatière : c’est le rendez-vous des boulistes et des nounous. On le traverse sans arrêt et dès que j’ai mes petits-enfants, je les amène là-bas. On doit vendre notre maison à cause des escaliers, mais on reste ici parce qu’on a nos habitudes et qu’on connaît tous les habitants. Tous les ans, on fait la fête des voisins dans notre rue. On voisine beaucoup, sans se gêner. »

©Emdé

 

©Auriane Poillet

Marie Dulac : « Faire descendre les gens dans la rue pour qu’ils se rencontrent »

Salariée dans un magasin de la Caserne de Bonne, Marie Dulac, 30 ans, habite dans le quartier depuis près d’un an.

J’habite Grenoble depuis 2014. J’ai fait plusieurs quartiers, le cours Jean Jaurès, la Capuche, ici. J’ai pas mal la bougeotte. Ici, c’est calme avec des gens qui aiment bien la tranquillité. Ce sont des personnes âgées et des populations plus familiales qui se côtoient. En même temps, je suis à deux coups de pédale du centre-ville, du parc Paul Mistral et de mon travail. Ce qui est dommage, c’est que la Bajatière n’est pas un quartier avec une identité marquée, comme Championnet.

Il manque un peu de commerces de proximité et d’événements. J’aimerais bien qu’on fasse un peu plus vivre ce quartier pour faire descendre les gens dans la rue et pour qu’ils se rencontrent. Il y a aussi des locaux inutilisés qui pourraient servir à la création d’une bibliothèque de quartier ou à des associations. Pour qu’il ait une identité, c’est à la mairie mais aussi à nous, les habitants, de créer ces lieux et ces opportunités de rencontre.

 

©Auriane Poillet

Corinne Rucinski : « J’y trouve ce que je suis venue chercher au départ. »

Corinne Rucinski, 57 ans, a installé son commerce Corinne Coiffure dans la rueMoyrand il y a 30 ans.

Avant, je travaillais dans un grand salon, mais je voulais quelque chose de plus familial, changer un peu ma façon de coiffer, avec le respect de l’autre. Et j’ai retrouvé cet esprit ici. Au début ce quartier était assez vieillissant. Maintenant, c’est un quartier bien jeune. Les gens qui y sont nés reviennent souvent. J’ai des clients qui ont déménagé et qui aiment bien revenir pour boire leur petit café, discuter.

Ici, c’est souvent un lieu de rencontres : on n’est pas anonymes. Il manque des commerces car ils ont fermé au moment où les gens se tournaient vers les grandes surfaces. Aujourd’hui, il y a des constructions et de nouveaux habitants qui font la démarche de regarder les commerces au plus près de chez eux. Et après, il faut plaire… Donc c’est un quartier sympa, pas loin de la ville qui pourrait être plus dynamique. Au bout de 30 ans je retrouve encore ce que je suis venue chercher au départ.

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