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Croquis de quartier

Beauvert

L’ancienne cité-jardin jadis perdue dans la campagne gagne à être connue. Le succès des jardins partagés et la volonté de convivialité des habitants démontrent que le quartier Beauvert n’a pas oublié sa part de ruralité.

©Emdé

Pierre Humbert : « Un aspect rural qu’il faut préserver»

Président de l’Union de Quartier, Pierre Humbert, 64 ans, habite Beauvert depuis les années 1990. Il connaît son histoire mieux que sa poche !

©Sylvain Frappat

« Natif de Grenoble, je connais bien le quartier et je lʼai vu évoluer. Jʼai connu un Beauvert campagnard où se trouvait la cité-jardin La Viscose, qui avait fait construire des villas pour ses cadres dans les années trente. Par la suite, de nombreux travailleurs italiens, pour la plupart dans le bâtiment, sont venus s’installer et construire leurs maisons. L’école Beauvert n’existait pas : à la place il y avait une gravière qui a été utilisée pour construire le Village Olympique. Depuis que nous nous sommes installés ici avec mon épouse et mes deux fils, nous avons vu de nombreux changements Auparavant, c’était la campagne à la ville alors que maintenant on a un peu l’impression d’être encerclés par des immeubles. Entre  1990 et  2000, le quartier a beaucoup changé. Maintenant ça s’est calmé, mais il a fallu se battre pour empêcher l’excès de constructions. Je trouve que l’on a gardé un aspect rural et qu’il faut le préserver. Il faudrait que le quartier soit plus vivant avec davantage de commerces. Cela passe probablement par un développement de l’Union de Quartier. »


Laurent Dartigues : « Vivre dans un lieu aux marges de la ville»

Laurent Dartigues, 52 ans, est sociologue anthropologue. Venu récemment à Beauvert avec son épouse et ses deux enfants, il est très attaché à son identité qu’il compte préserver.

©Sylvain Frappat

«Nous sommes venus ici, en 2016, habiter dans la résidence Littlewood, séduits par son originalité et l’approche écologique en matière d’énergie. Le fait que ce type de construction se fasse dans un quartier périphérique, alors que c’est généralement réservé à des secteurs plus huppés, nous a beaucoup plu. J’apprécie beaucoup de vivre dans un lieu aux marges de la ville, presque en dehors : on sort vite de Grenoble, sans pour autant être éloignés du centre. Il est facile de se rendre rapidement au centre-ville, via les transports en commun, mais lorsqu’il s’agit d’aller sur un autre quartier, les trajets en bus sont beaucoup plus longs. Un autre élément qui nous a incités à nous installer ici, c’est l’existence d’une vraie mixité sociale. Ce qui manque, c’est davantage de commerces de proximité, de lieux pour que les habitants se rencontrent, échangent et ainsi créent des associations. La mairie devrait s’investir plus fortement pour faire émerger un tissu associatif. Beauvert est vraiment à découvrir !»


©Emdé

Christian Betous : «Un endroit où il fait bon vivre »

Tous les habitants de Beauvert connaissent Christian Betous à Beauvert. Sa boulangerie Au Blé d’or est plus qu’un simple commerce de proximité : un espace de convivialité qui participe à la vie de quartier.

©Sylvain Frappat

« Je me suis installé le 1er  août 1988 : on peut donc dire que je connais bien le quartier. J’y suis très attaché, son cadre de vie me convient bien. Je trouve que c’est vraiment un endroit où il fait bon vivre. Depuis le temps que je suis là, j’ai l’impression de connaître tout le monde et j’ai toujours cherché à entretenir de bonnes relations avec les habitants. J’ai vu grandir tous les jeunes d’ici et maintenant je les vois avec leurs enfants. Je leur donnais des pains au chocolat qui me restaient le soir, juste avant la fermeture. J’apprécie énormément l’atmosphère familiale du quartier et je souhaite vraiment que cette particularité soit préservée. Ma famille partage mon attachement à ce secteur, puisque neuf membres travaillent actuellement à la boulangerie, ainsi qu’au bureau de tabac que j’ai créé il y a 3 ans. Pour moi, Beauvert est vraiment un lieu agréable, sans problème de cohabitation ou de racisme.»


Jocelyne Ramos : « De vrais liens d’amitié entre jardiniers »

Ici depuis 2011, Jocelyne Ramos a vite trouvé ses repères et, avec son mari Gilbert, s’est impliquée dans les jardins partagés.

©Sylvain Frappat

«Avant d’occuper notre logement actuel dans l’immeuble 360°, nous étions dans un appartement réservé aux familles de la résidence Adoma, rue Lucien-Andrieux. Nous sommes restés là-bas de juillet  2011 à septembre  2012. J’en garde un très bon souvenir : l’ambiance était très conviviale et nous sommes toujours en contacts avec les papys résidents. Je trouve que le quartier est plutôt calme, avec une atmosphère assez familiale. Avec mon mari nous participons activement aux Jardins Partagés. On se retrouve régulièrement avec d’autres jardiniers et il y a de vrais liens d’amitié entre nous. Notre espace cultivé est vraiment respecté : même s’il y a une table et des bancs, nous n’avons jamais eu de dégradations. Mon fils Benjamin, qui habite également le quartier participe également à cette activité : il aide une personne handicapée à entretenir son carré de terre. Je reconnais que nous manquons un peu de commerces de proximité, même si Carrefour n’est pas très loin. »

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