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Croquis de quartiers

Lys-Rouge

Discrètement niché entre Mistral, Eaux-Claires et Camine, le quartier du Lys-Rouge porte le nom de sa place centrale, autour de laquelle gravitent des petits immeubles d’habitat collectif.

©Alain Fischer

« Notre immeuble a été rénové avec un accès sécurisé »

Christelle Cluzel, 49 ans, chargée de mission de l’association Bien-Etre Pour Elles.

«Notre association est arrivée dans le quartier en décembre 2016, dans un appartement du bailleur social Actis. Nous accompagnons les femmes qui sont dans une situation de précarité. Elles peuvent venir se ressourcer chez nous dans un espace «cocooning».

Au début, ici, nous avions la sensation d’un quartier «fantôme». Il y a eu beaucoup de changements depuis, et de nouvelles personnes, de nouveaux liens. Nous avons quand même du mal à trouver notre place dans le quartier. Notre immeuble a été rénové avec un accès sécurisé, c’est appréciable.

Depuis le mois de mars, le public de notre association est en hausse. De nouveaux profils de femmes se sont rapprochés de nous. Nous proposons un accompagnement individuel et collectif, à la fois humanitaire, social, sportif, de confiance en soi et de soins.

Au début, le local était difficile d’accès, mais il a été rendu plus visible. Pour 2022, nous souhaitons mettre en place, ici ou ailleurs, un accueil d’urgence de nuit pour les femmes de la rue, avec un projet de réinsertion sociale à travers une épicerie solidaire.»


©Auriane Poillet

« Il y a beaucoup d’aide entre voisins »

Juliette Stephan, 66 ans, aide-soignante retraitée.

«Je vis dans le quartier depuis 22 ans. Je travaillais alors de nuit et il m’était difficile de connaître vraiment le quartier dans lequel je venais d’arriver. Maintenant à la retraite, je ne suis jamais chez moi, toujours en bas !

J’ai d’abord connu l’activité «Bougeons ensemble» proposée par la Maison des Habitants (MdH) Anatole-France, grâce à une dame qui travaille au magasin Vival. Nous allons marcher à proximité, et à l’extérieur, au parc de l’Ovalie, au lac de Fiancey, etc.

À la MdH, je fais partie aussi du RERS (Réseau d’échanges réciproque des savoirs) avec un atelier de couture. Je vais le vendredi à la Papothèque, lieu pour papoter, prendre un goûter avec les personnes âgées. C’est un quartier vivant. Il y a beaucoup d’aide entre voisins, on peut compter sur les gens. Je me sens bien ici, j’ai mes petites habitudes, il y a des occupations.

C’est animé et c’est bien car je vis seule. Ce qui est infernal, c’est les scooters le soir… Le secteur est bien desservi en transports en commun, avec le tramway à côté. Je prends rarement ma voiture, sauf pour certaines courses. C’est comme un petit village. Si on garde le sourire, on parle avec les gens.»

©Emdé


©Alain Fischer

« C’est comme une famille »

Khalid Gartote, 58 ans, chargé de contrôle qualité

«Nous sommes arrivés ici avec ma famille en 2017. Le hasard nous a menés ici : nous vivions en Espagne, et en vacances ici pour rendre visite à mon cousin. Ma fille a aimé et repéré le lycée international. Elle a été acceptée et nous avons emménagé ici. Je ne connaissais pas le quartier.

Au départ, mes enfants étaient hésitants, mais quand on a vu l’appartement, cela nous a plu. Ce qui plaît à ma famille, ce sont les différentes activités : des ateliers, des sorties avec la Maison des Habitant-es (MdH), les cours de musique au Prunier Sauvage…

La MdH m’a accompagné pour ma recherche de travail et m’a proposé d’être membre de la table de quartier. Je participe aux réunions pour étudier les projets proposés par les habitant-es et discuter du quotidien.

Ici, j’aime la relation qui existe entre les voisins. Il y a un respect mutuel, c’est comme une famille. Selon moi, il y a une amélioration à faire sur l’entretien et la propreté des lieux publics, et sur la sécurité.

J’aimerais que le parking des voitures à proximité de la place soit réservé aux habitant-es. En général, j’aime bien le quartier. Il y a les trams, les bus, et nous sommes proches du centre-ville, en 20 minutes à pied.»


©Auriane Poillet

« On croise tout le temps des gens qu’on connaît »

Nelly Rochas, 60 ans, comédienne-coach, et Coline Rochas, étudiante, 23 ans – mère et fille

«En arrivant dans ce quartier il y a quatre ans, nous nous sommes dit : «Quelle diversité» ! Il y a un mélange de population, une richesse culturelle. C’est un petit quartier et nous aimons l’idée de village avec ses associations.

S’investir dans son quartier est important pour le vivre-ensemble. Nous sommes arrivées ici avec l’envie de rencontrer les gens. Les petits immeubles du Lys-Rouge, autour de la place, permettent cela. On y croise tout le temps des gens qu’on connaît.

Avec la réhabilitation des immeubles, la sécurité a été renforcée, cela fait un gros changement. Le fait est qu’il y a des barrières en plus, qui peuvent freiner l’accessibilité et le sentiment d’ouverture.

Si nous pouvions rêver de quelque chose de plus ici, ce serait de se rencontrer encore plus. Plus d’espaces verts serait aussi appréciable. Sinon, on se retrouve dans le petit parc à côté de la Papothèque, ou en bas de chez les gens que nous connaissons, ou encore dans le parc Bachelard.

Dans le cadre d’une activité bénévole au sein du mouvement Bahà’ie, nous rendons visite aux personnes du quartier, nous discutons et menons des ateliers avec les jeunes sur des valeurs que nous portons. »

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