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Rencontre près des sommets

La première revenait du Portugal. Le second finissait de boucler ses valises avant de partir pour Tenerife. Laura Tarantola (Aviron Grenoblois) et Bastien Auzeil (Entente Athlétique Grenoble) se sont rencontrés à notre initiative lors d’un après-midi grenoblois, entre deux avions. Une première pour les deux sportifs de haut niveau de notre ville qui partagent de nombreux points communs. À commencer par l’ardent désir de représenter la France dans quelques mois à l’occasion des Jeux Olympiques.

Tokyo. À peine lâché, le mot fait son effet. Les sourires se dessinent, les yeux pétillent. La ville-hôte des prochains JO n’est pourtant pas encore une réalité pour les deux sportifs grenoblois qui vont devoir cravacher au cours des prochains mois pour décrocher leur billet pour le Japon.

©Sylvain Frappat

Bastien commence :

 Pour moi, ça va être un peu chaud. La période estivale commence au mois de mai et la phase de qualification se termine au mois de juin. Il faudra donc être en forme au bon moment…

Le décathlonien devra réussir des « minima », soit un nombre de points suffisant pour être qualifié. Sachant qu’il n’y aura évidemment pas de décathlon organisé tous les trois jours et que ses tentatives seront par conséquent très limitées.

Bateau qualifié !

Pour Tarantola, cette phase de qualification revêt un caractère encore plus cruel. Déjà parce qu’elle a été championne du monde il y a un peu plus d’un an, dans un bateau non olympique (skiff poids léger). Ensuite parce qu’en compagnie de sa coéquipière tricolore Claire Bové, elle a réussi à qualifier son bateau pour les JO sans l’assurance d’y participer pour autant.

 C’est l’une des spécificités de l’aviron. On a qualifié un bateau, mais on ne sait pas encore qui sera dedans. Les deux premières du championnat de France feront les JO et on peut tout à fait se retrouver par exemple avec deux filles qui n’ont jamais ramé ensemble en compétition.

Sur la même base

Les deux Grenoblois rivalisent donc d’efforts cet hiver pour être au top de leur forme lors des échéances qualificatives. Leurs quotidiens se ressemblent d’ailleurs étrangement malgré l’éloignement des disciplines, entre stages à l’étranger, à la recherche de meilleures conditions climatiques, et planning d’entraînement soutenu.

« Je m’entraîne onze fois par semaine, soit 22  heures, 3 semaines difficiles et une semaine plus légère avec seulement un entraînement par jour», explique Laura.

©Aviron grenoblois

« On est sur la même base, rebondit l’athlète. Je fais aussi 3 semaines d’entraînement et une semaine de repos relatif, avec 6  heures d’entraînement, et sur les semaines d’entraînement c’est entre 20 et 25  heures en fonction des cycles de travail. »

Premier rendez-vous olympique?


Un rythme qui nécessite beaucoup de sacrifices. Auzeil a ainsi dû mettre en partie entre parenthèses sa vie active alors que Tarantola bénéficie depuis peu d’un détachement partiel avec la SNCF. Mais le jeu en vaut la chandelle.

« Je ne pense qu’à ça depuis que j’ai quitté le stade de Rio », avoue le sociétaire de l’EAG, qui avait participé aux derniers JO. « Pour moi, c’est venu plus récemment mais depuis deux ans, je suis vraiment dans cet objectif », complète Tarantola pour qui ce pourrait être le premier rendez-vous olympique.

informationRenseignements divers
Retrouvez-les sur Instagram :
 @bast_auz et @laura_tarantola

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