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Croquis de quartier

Jean-Jaurès

Avec les cours de la Libération-et-du-Général-de-Gaulle et Saint-André qui le prolongent jusqu’à Pont-de-Claix, il forme la plus longue avenue rectiligne en France, construite à partir de 1684. Tout en longueur, le cours Jean-Jaurès traverse différentes ambiances du centre-ville.

©Thierry Chenu

Stéphane Daul : «Ça brasse, ça fourmille»

Stéphane Daul, 50 ans, salarié.

«Je vis ici depuis dix ans. J’ai eu vraiment un effet sympathique et bienveillant en arrivant. Je dirais que les gens sont heureux d’y habiter. Il y a une réelle envie de créer du lien. C’est hétéroclite aussi. On trouve tout ce dont on a besoin ici en termes de commerces et bonnes adresses, comme le droguiste, le nouveau disquaire et le bar-restaurant L’Auguste. On se dit bonjour facilement.

Rue Génissieu, c’est très calme, et quand on arrive sur le cours, il y a de l’effervescence et c’est ce que j’aime. Ça brasse, ça fourmille et pour moi, c’est positif. C’est une particularité de ce quartier. Le fait d’avoir supprimé les quatre voies sur le cours a apaisé le trafic. Je déplore cependant les tags sur les portes des garages et devantures de commerces. Je suis uniquement à pied ou à vélo, et ça gâche mon plaisir quand je me balade. J’aimerais participer aux instances citoyennes pour faire remonter des choses à la mairie, participer aux réflexions, apporter un éclairage positif sur mon lieu de vie. »


©Jean-Sébastien Faure

Patricia Chemin : « Entre commerçants, on est solidaires »

Patricia Chemin, 52 ans, gérante de la Brûlerie des Alpes.

« J’ai repris la Brûlerie des Alpes, première torréfaction grenobloise, en 2011. Nous travaillons en famille, avec mon mari, que j’ai formé à l’art de torréfier, et mon fils, diplômé barista. Fin juillet, je serai maître torréfacteur. Nous travaillons le café uniquement en provenance de petits producteurs ou fermiers en agriculture raisonnée, ramassé à la main. Quand je suis arrivée, le quartier était très vivant.

Les travaux sur le cours Jean-Jaurès ont été très compliqués pour les commerçant-es. Aujourd’hui, le tram et les espaces verts donnent une impression d’aération. C’est magnifique quand on regarde depuis la Bastille cette grande allée verte. Néanmoins, il y a beaucoup de bouchons depuis, avec effet d’entonnoir. Un autre souci est que certains deux-roues ne roulent pas sur les pistes cyclables.

Entre commerçants, on est solidaires, on s’entraide. Nos clients viennent ici parce qu’ils nous connaissent. Pour la Fête des Tuiles, nous nous sommes regroupés pour proposer des activités en commun. Nous sommes très satisfaits de cette manifestation qui fait venir du monde. »

©Emdé

 

©Jean-Sébastien Faure

Florian Durand : « C’est un quartier solaire »

Florian Durand, 29 ans, co-président de l’association La Bouture.

« Je travaille depuis quatre ans à La Bouture. Nous sommes installés dans l’ancien logement du gardien de l’école Jean-Jaurès. L’association existe depuis 1998, pour accompagner les jeunes qui sont en décrochage scolaire. Nous les accueillons ici avec une posture d’écoute non institutionnelle pour les comprendre, les rendre acteurs de leur parcours et rouvrir des possibilités. Ici, c’est un quartier solaire !

Il y a tout le temps du soleil. Le cours est bien identifié et très accessible, c’est facile pour nos jeunes de venir ici. C’est aussi un axe routier bruyant, avec souvent des travaux. Il y a un côté « vieux quartier » que j’apprécie. Là où nous sommes, au début du cours, je me sens dans le quartier Alsace-Lorraine. C’est façonné par le nom du tram.

Ce qui manque ici, c’est un lieu de vie, des lieux de rencontres. Le café le plus proche vient de fermer. Les espaces verts sont profondément solitaires, avec les bancs à une seule place par exemple. J’aime bien le quartier Championnet proche avec des commerces chaleureux. »


©Auriane Poillet

Michelle Teyssere : « Tout est à portée de mains »

Michelle Teyssere, 67 ans, retraitée (infirmière).

Je suis arrivée ici il y a sept ans. Je connaissais le quartier et j’étais très attirée par le côté petit village de Championnet. Il y a pas mal d’immeubles anciens charmants, les cinémas Le Club et Le Méliès qui sont très importants pour moi. J’aime bien aussi les places Condorcet, Championnet et le secteur De Bonne. Il y a du monde, de la vie, les gens se parlent facilement et ce n’est pas superficiel. Toutes les couches sociales qui s’y croisent et se rencontrent, je l’espère. C’est un quartier chaleureux et vivant. Je vis absolument sans voiture : tout est à portée de main au niveau des commerces, la gare, les quais… C’est imbattable ! Les améliorations avec l’élargissement des trottoirs et des pistes cyclables sont très agréables pour se balader, mais peut-on vivre réellement sans voiture ? Certaines rues pourraient aussi être plus propres. Ce qui est notable, c’est que le cours est vraiment le point de départ de manifestations. Je repense à l’allégresse quand l’Algérie a gagné le match de foot. »

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