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Le saviez-vous ?

Mémoire et commémoration

« La mémoire, ce passé au présent » disait le grand reporter François Chalais. En effet, lorsqu’il s’agit de commémorer la mémoire de personnes ou d’événements dont on souhaite conserver le souvenir, le passé est bien présent avec son lot de souffrances mais aussi de génie créateur.

©Jean-Sébastien Faure

Garder la mémoire, quoi de plus important ? Celle des bons souvenirs de préférence, ceux qui aident à se construire. Mais aussi les mauvais, car ils servent de repères, notamment pour nous préserver du mal, et favoriser l’élévation morale et spirituelle.

Bien que l’on n’en ait pas conscience, tout acte de la vie, qu’il soit individuel ou collectif, fait appel à la mémoire : parler, se déplacer, créer, combattre…

La mémoire collective, c’est ce qui fait qu’en tant que groupe humain, nous savons que la solidarité protège plus que l’individualisme, que la trahison blesse plus qu’elle n’enrichit. La Seconde Guerre mondiale, en France, en est une illustration patente.

Le présent est toujours un passé qui s’ignore

Célébrer par une cérémonie le souvenir d’un événement important, c’est une façon de le faire vivre par la mémoire. Créer un mémorial ou éditer des livres, comme le Dictionnaire des Déportés font partie de cette dynamique du souvenir qui a pour vocation de nous aider à comprendre le présent et mieux aborder l’avenir.

Ferdinand Foch disait :

Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.

Le travail de mémoire est un travail scientifique. Il s’appuie sur l’Histoire comme discipline et les jeunes générations y sont pleinement associées à Grenoble. La Ville, en lien avec leurs enseignants, les accueille lors des différentes commémorations afin qu’elles prennent conscience de l’importance de la connaissance historique, qui est leur héritage dans toute sa complexité, particulièrement quand il s’agit de garder présent à l’esprit que l’être humain peut aussi commettre des atrocités.

Ainsi, la Ville de Grenoble, Compagnon de la Libération, a prêté le serment de transmettre le souvenir de celles et ceux qui ont souffert pour nous libérer de l’envahisseur, les personnes qui ont résisté et celles qui ont été déportées en raison de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique.

Le devoir de mémoire

Que signifie devoir de mémoire dans notre relation aux enfants et aux jeunes ? C’est par l’instruction, l’apprentissage, entourés de leurs aînés qu’il prend tout son sens :

Il me paraît essentiel que l’école rappelle avec force que l’on ne comprend véritablement que ce que l’on a soi-même mémorisé.

La convention-cadre signée par la Ville de Grenoble et la Fondation du Camp des Milles répond à ce devoir de mémoire et résonne au présent.

Le Camp des Milles, situé à Aix-en-Provence, est une ancienne tuilerie transformée en camp d’internement. De 1939 à 1942, elle sera une antichambre d’Auschwitz avec la déportation de milliers de Juives et de Juifs. Ouvert au public en 2012, son site-mémorial a été conçu comme un musée d’histoire et un lieu de mémoire préservé.

©Auriane Poillet

Son action éducative et culturelle est destinée à renforcer la vigilance et la responsabilité des citoyens et des citoyennes face au racisme, à l’antisémitisme et à toutes les discriminations.

« Grenoble, Commune Compagnon de la Libération, porte la responsabilité de faire vivre les valeurs républicaines et de raconter l’Histoire », affirme Chloé Le Bret, conseillère municipale déléguée à l’Égalité des Droits et à l’État civil.

La Ville va pouvoir amplifier les actions contre les discriminations et l’intolérance qu’elle mène, en organisant de nouvelles visites au Camp des Milles aux côtés du public, des scolaires et des associations.

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