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Nathan Méténier

Cap vert

Accompagner l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans sa stratégie climat, c’est la mission endossée par Nathan Méténier depuis huit mois. Aux côtés de six autres jeunes du monde entier, ce Grenoblois de 21 ans s’investit bénévolement pour « apporter des idées fraîches et être le relais des jeunes », à la demande du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.

©Jean-Sébastien Faure

L’environnement fait battre le cœur de Nathan Méténier depuis ses 16 ans. Son engagement est vite monté en puissance : il y a deux ans, il rejoint Youth and Environment Europe (YEE), un mouvement jeunesse international basé à Prague, où il est employé à mi-temps en tant que chargé de plaidoyer.

« Nous souhaitons représenter la jeunesse dans le défi climatique mondial. Nous accompagnons les jeunes de 30 pays à se mobiliser pour monter leur mouvement, faire pression sur leur gouvernement en faveur de l’environnement », précise-t-il.

Après des études à l’Institut d’Études Politiques à Grenoble, Nathan suit actuellement un master en politiques environnementales et en régulation des relations internationales à la London School of Economics. Son ambition ? Plutôt un état d’esprit :

Ce qui est important quand on vient comme moi d’un pays comme la France où j’ai pu faire des études, c’est de prendre conscience de ses privilèges et s’en saisir pour aider d’autres communautés. Tous les jeunes doivent avoir leur place dans les processus décisionnels, peu importe leur niveau de qualification. Cela enrichit les associations. Je serais très heureux de contribuer à ça dans ma carrière.

Un pied à l’ONU, mais indépendant

C’est en juillet 2020 que Nathan a été sélectionné par l’ONU avec sept jeunes âgé-es de 18 à 28 ans, pour une durée de 18 mois. Entre échanges quasi quotidiens au sein du groupe, rencontres tous les 15 jours avec les équipes de l’ONU et avec Antonio Guterres en personne tous les trois mois, Nathan raconte :

Nous faisons remonter les sujets sur lesquels nous estimons qu’il est important d’agir, en consultant nos réseaux respectifs. L’idée est aussi de s’insurger lorsqu’une décision gouvernementale nous semble incohérente. Nous ne dictons rien mais nous avançons ensemble sur l’agenda climat. Et il est primordial que nous gardions notre indépendance et liberté d’agir en tant qu’activiste.

À l’ordre du jour, les thèmes de la protection des océans, les questions d’énergie ou encore la prise en compte des populations indigènes. « Comment parvenir à une transition juste sans inclure ces personnes qui font directement face aux effets de la crise climatique ? Proches de la nature, ces communautés pourraient faire grand bien à notre société ultralibérale », estime le militant.

Qui poursuit : « L’environnement doit être pris en compte dans toutes les dimensions politiques, pas seulement au sein d’un ministère. Et, l’échelle locale, c’est là où les changements peuvent se produire. Pousser la décentralisation des pouvoirs permettrait aux autorités locales de fournir des solutions plus adaptées aux enjeux locaux, et cela avec la contribution des citoyen-es pour que le processus soit démocratique ».

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