Portraits

Accueil >Découvertes >Portraits>Prendre de la hauteur pour mieux comprendre la terre

Nicolas Plain

Prendre de la hauteur pour mieux comprendre la terre

Lorsqu’il ne vole pas au-dessus des Alpes, il parcourt la brousse africaine, fréquente les couloirs des ministères et les ateliers des laboratoires de recherche. Scientifique et explorateur, Nicolas Plain est en quête permanente d’idées neuves pour faire du bien à notre planète.

©Nicolas Plain

À 28 ans, Nicolas Plain, diplômé de l’école Polytechnique, des Ponts et Chaussées et doctorant en sciences du climat et de l’environnement à l’Université Grenoble-Alpes vient de réaliser un petit exploit : relier Cannes à Salzbourg en parapente, à vélo et à pied. Mille kilomètres parcourus en seulement huit jours, sans la moindre émission de CO2.

Ce n’est pas le défi physique qui a poussé ce natif de Saint-Paul-de-Varces dans l’aventure. Son objectif était tout autre : établir, à bord de son laboratoire volant, une carte détaillée des polluants qui rongent progressivement le massif alpin. Une reconnaissance préparatoire au lancement d’un cycle de documentaires au thème évocateur : « Il faut sauver… ».

Cycle qu’il réalise avec Laurent Lichtenstein (C’est pas sorcier, Échappées belles, Terres extrêmes…) et présentera aux côtés de la glaciologue Heidi Sevestre. Premier épisode de la série : « Il faut sauver les Alpes ». Un film « militant » qui sortira en 2020 dans le cadre de la semaine du cinéma positif au Festival de Cannes et sera diffusé sur Ushuaia TV.

Rester optimiste et agir

Loin d’être alarmiste comme bon nombre de ses confrères chercheurs, son message se veut optimiste. Sa parole est vive, précise, pleine d’enthousiasme et d’énergie :

« Je suis encore jeune, mais j’ai déjà constaté, dans mon environnement proche, la disparition de certaines espèces et l’impact catastrophique du dérèglement climatique sur la biodiversité.

Les choses vont trop vite. La nature n’a pas le temps de s’adapter. Malgré tout, je ne suis pas fataliste. Le fatalisme pousse à l’inactivité et nous devons agir vite, chacun à notre niveau.

Il faut savoir qu’il existe aujourd’hui des opportunités pour inverser cette tendance. Je reste convaincu que la problématique du climat est une chance, une source d’innovations locales pour déboucher sur une transformation profonde de notre société tout entière. »

Une boîte à outils pour la planète

Pour ce faire, il vient de créer une plateforme d’échange sur internet : ilfautsauver.org. Une authentique boîte à outils qui répertorie toutes les actions déjà menées avec succès pour assurer la sauvegarde de notre planète.

 Je veux montrer une écologie positive qui recense des solutions concrètes, réplicables, déjà mises en place et qui fonctionnent. Il n’est pas besoin de réinventer la roue. Simplement partager les expériences pour améliorer la santé humaine, l’économie et recréer du lien social.

Et Nicolas est tout sauf un doux rêveur. Après avoir travaillé sur les énergies au Boston Consulting Group, il a intégré l’équipe interministérielle qui préparait la COP 22. Il a aussi élaboré un sujet de thèse sur l’électrification rurale dans les pays en développement grâce à des mini-réseaux d’électricité renouvelable.

Au moment de cette interview, il était d’ailleurs au Kenya, où il apporte sur le terrain les dernières touches à ce travail qu’il doit rendre en février. Une occasion pour lui de rappeler : « Un milliard d’êtres humains n’ont toujours pas accès à l’électricité. Six cents millions d’oubliés résident dans l’Afrique subsaharienne. » Encore un nouveau défi à relever !

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.ilfautsauver.org

Vos commentaires

Il n'y a pas encore de commentaires sur cet article.

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

Envoyer

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag vous propose aussi

Rap aux ondes apaisantes

Mouvement perpétuel

Papesse du lien