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Biodiversité

Les oiseaux de Grenoble observés à la loupe

Plusieurs centaines de nichoirs sont installés un peu partout dans la ville. Les premiers relevés ornithologiques de ces gîtes sont lancés en ce mois de juin. L’objectif ? Observer les populations d’oiseaux et en particulier de la mésange bleue, la mésange charbonnière et le moineau domestique, dont les populations chutent généralement en ville.

Neuf nichoirs sont installés dans le parc des Berges de l’Isère. ©Auriane Poillet

En ville, les obstacles au développement des oiseaux sont nombreux. Les refuges naturels pour nidifier et se nourrir se font rares. Le bruit et la fréquentation en période de reproduction et de nourrissage des oisillons ont aussi tendance à déranger les volatiles.

Depuis quelques années, la Ville de Grenoble travaille à proposer le gîte et le couvert aux 158 espèces d’oiseaux que compte le territoire. Le développement de la gestion naturelle des espaces verts ainsi que la création et la rénovation de mares urbaines sont des manières d’agir pour la biodiversité.

Neuf agent-es en mission

Pour découvrir un troisième acte, il faudra lever la tête et observer les discrets nichoirs en bois à travers les feuillages. Il en existe plusieurs centaines à Grenoble dont 500 ont vu le jour grâce à un projet lauréat au Budget participatif 2017. Certaines MJC et associations ainsi que la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) en ont également installé.

©Auriane Poillet

En ce printemps, la Ville de Grenoble lance ses premiers relevés ornithologiques. Neuf agent-es du service Nature en ville se sont porté-es volontaires pour ce projet qui nécessite deux à trois jours de travail par an.

Au printemps, leur mission est d’observer les nichoirs aux jumelles pour constater de potentielles aller et venues d’oiseaux et de tendre l’oreille à la recherche de bruit d’oisillons. A l’automne, ils et elles seront chargé-es d’entretenir les nichoirs, les nettoyer et les réparer si besoin afin que ces nichoirs ne deviennent pas des pièges pour les oiseaux.

Aujourd’hui, on estime que 65% d’entre eux sont occupés en moyenne et que 90% des nichoirs du parc des Berges de l’Isère accueillent des nichées.

Les populations en évolution

Les relevés effectué-es par les agent-es enrichissent la base de données de la LPO qui est missionnée par la Ville depuis 2017 pour le suivi des oiseaux. Celle-ci est constituée de ses propres observations ainsi que celles d’amateur-rices rassemblées via la plateforme participative Nature Isère. Ce travail permettra de déterminer l’évolution des populations d’oiseaux à Grenoble sur plusieurs années.

Gilles Namur, adjoint délégué à la Nature en ville, aux Espaces publics, à la Biodiversité, à la Fraîcheur et aux Mobilités, commente :

L’impact est positif. Cela nous conforte dans cette idée que l’on peut aider les oiseaux à se développer, à nicher et donc à agrandir les populations. Les villes comme Grenoble peuvent devenir des refuges pour ces animaux qui sont très adaptés à la ville à partir du moment où on leur laisse des espaces de liberté, à manger et de quoi nicher.

informationRenseignements divers
LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) Isère :
courrielhttps://www.isere.lpo.fr/
Plateforme participative Nature Isère :
courrielhttps://www.nature-isere.fr/

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