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Street art

Une tribu en noir et blanc

Black and White Zulus : qui se cache derrière ce pseudo aux accents résolument tribal ? On a voulu en savoir plus.

D’autant plus que le groupe vient de réaliser dans le cadre d’un appel à projets de street art pour Grenoble, une opération de réhabilitation et d’embellissement de la rue Chenoise, avec des enfants du groupe scolaire Bizanet. Vidéo à découvrir en fin d’article.

 

Collectif Black and White Zulus, exposition et performance - © Black and White Zulus

Collectif Black and White Zulus, exposition et performance – © Black and White Zulus

Black and White Zulus réunit une dizaine de jeunes artistes autour de ses fondateurs Loïc Mellinger, Robin Guittat et Mickaël Blanc. « On s’est rencontré à SupCréa où l’on a suivi une formation en design graphique. Depuis deux ans, le collectif nous permet d’expérimenter sans contraintes et de nous exprimer librement en parallèle de nos boulots d’infographistes et de photographe. »

Liés par une sensibilité commune, ils associent leurs compétences (photo, dessin, vidéo…) à différentes techniques (encre, stylo, peinture…) pour construire un véritable univers autour de trois idées fortes : l’utilisation exclusive du noir et blanc, une iconographie inspirée de l’art africain et une passion pour le street art. « On a commencé avec des tableaux mais très vite on est passé à des supports variés : mobilier, vêtements, objets de déco, coques de téléphones… Selon les projets, on travaille avec un menuisier, un atelier de sérigraphie…  »

Interaction et révélation

L’autre spécificité du collectif, c’est d’apporter le street art dans les expos pour le faire découvrir au grand public. « Notre première performance a eu lieu à GEM (Grenoble Ecole de Management) pour La Semaine des Arts en février 2014. Toutes les deux minutes, une latte de bois fixée sur une structure était peinte, jusqu’à ce que les seize lattes forment une composition hybride qu’on a alors repositionnée pour dévoiler la réalisation finale. Ce qui nous intéresse, c’est que le public s’interroge, vive le temps de création comme un spectacle et soit surpris au dernier moment par une révélation. »

Depuis, ils ont investi différents lieux de la région avec des projets inédits. A l’espace Spacejunk, en lien avec le collectif Bento, ils ont créé des œuvres interactives : des dispositifs (boites qu’on ouvre, gouvernail qu’on tourne…) manipulés par le public déclenchaient un jeu lumineux donnant une dimension supplémentaire aux tableaux.

Et à l’espace Vallès de Saint-Martin-d’Hères ils ont même collaboré avec un cuisinier pour accompagner leur performance de living paintig d’une dégustation de plats en noir et blanc, histoire encore une fois « d’exploiter tout le champ des possibles. »

Des totems dans la ville…

Autre projet atypique, l’opération « Osez Chenoise! » mise en place à l’initiative d’habitants et de commerçants de la rue. Sur proposition de la Ville, une décoration du mobilier urbain a été imaginée et un appel à projet lancé. C’est Black and White Zulus qui a été retenu, avec un projet alliant mise en valeur graphique de l’espace et partage de l’héritage culturel du lieu. « L’ambiance sera d’inspiration tribale et nous ferons naître du mobilier urbain des conteurs transmettant l’histoire de la rue, à l’image des griots africains. »

© Black and White Zulus

© Black and White Zulus

Réalisés sous forme de totems en plastique thermoformé, ils seront équipés de QR-codes grâce auxquels on découvrira des anecdotes racontées par les habitants et les commerçants, des informations sur l’histoire des monuments de la rue… Les artistes du collectif seront sur place en juin pour décorer le mobilier et fixer les totems, avant l’inauguration officielle de la rue le 20 juin.

 

 

A découvrir, la vidéo réalisée par Black & White Zulus pour Vivez Chenoise :

Vos commentaires

Commentaire de MIR Veronique le 18 mars 2018 à 18 h 30 min

Bonjour,
Je suis à la recherche des photos de mes enfants qui étaient dans la classe de Marianne école de Bizanet en 2015 pour réaliser les totems de la rue Chenoise
j’ai malheureusement perdu les photos que j’avais prise.
Marianne m’a mis sur la clés celles qu’elle avait je n’ai pas retrouvé celle de mn fils et ma fille.
Si eventuellement je pouvais les récupérer se serait bien pour nos souvenirs de Bizanet.
Cordialement,
Véronique Mir

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    Commentaire de La rédaction le 19 mars 2018 à 9 h 18 min

    Bonjour, nous allons prendre contact avec vous, pour voir ensemble si nous avons des photos de vos enfants. Bien cordialement, belle journée.

    Lire la suite >

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