Tous nos dossiers

Accueil >Dossiers >Tous nos dossiers>L’espace public : un bien commun à construire ensemble

Ce contenu fait partie du/des dossier(s): Les chantiers s'ouvrent au public !

printemps des COP

L’espace public : un bien commun à construire ensemble

Connaissez-vous les COP, ces Chantiers Ouverts au Public ? Ce dispositif permet à toutes et à tous de devenir les actrices et les acteurs des changements qu’ils souhaitent en bas de chez soi. Ces COP font partie du catalogue de participation citoyenne de la Ville de Grenoble, au même titre que le Budget participatif ou Végétalise ta ville par exemple. Cette année, le Printemps des COP met un coup de projecteur sur ce moyen de réappropriation de l’espace public.

participation

Le Printemps des COP pour mettre en lumière le dispositif

Créée à Grenoble et inspirée des chantiers participatifs, cette méthode agile nommée Chantier ouvert au public appelle à la mobilisation des citoyen-nes pour agir en faveur de l’espace public qu’ils et elles ont en commun.

Le Chantier ouvert au public du jardin partagé de l’Abbaye, issu du Budget participatif : pergola, mosaïque, compost et réservoir d’eau au programme ! ©Auriane Poillet

«Nous avons voulu faire ce Printemps des COP pour rendre le dispositif visible», explique Margot Belair, adjointe déléguée aux Chantiers ouverts au public. «Avec cette crise sanitaire, les COP répondent au besoin de sortir, de faire des choses en extérieur, au besoin de lien social aussi.»

Réaliser ses envies

Recueillies dans les onze Maisons des Habitant-es à travers Grenoble, les idées qui émanent des habitant-es sont nombreuses. Depuis deux ans, une vingtaine d’entre elles ont déjà été réalisées.

Peinture au sol, menuiserie, mosaïque collective : les techniques à partager sont variées lors de ces chantiers qui durent un ou plusieurs jours.

L’action sociale et l’environnement, loin d’être incompatibles, sont complémentaires, comme ici, au centre d’hébergement du Rondeau. ©Thierry Chenu

Les participant-es sont à chaque fois accompagné-es par des agent-es de la Ville et des prestataires, à l’image de l’artiste Nessé ou du mosaïste Aziz Chemingui, dont le portrait est à retrouver dans les premières pages de ce numéro. Margot Belair poursuit :

Il y a vraiment des choses qui se construisent autour du chantier. Les effets positifs, c’est que les habitant-es apprennent des choses. Il n’est pas rare de voir des habitant-es arriver dans des COP qui ne savent pas planter un clou et qui repartent en se disant qu’ils pourront le refaire chez eux.

À vos marteaux !

Une dizaine de chantiers sont programmés dans les six secteurs de Grenoble dès ce mois de mai. Il sera par exemple possible de construire des jardinières en bois dans le parc Hoche, de créer une pyramide de fleurs au Bois-d’Artas, de participer à la réalisation d’une fresque et d’une mosaïque dans la cour du Vieux-Temple ou encore de fabriquer des bancs à l’école Sidi-Brahim.

Alors, ce printemps, saisissez vos marteaux, pinceaux et autres tournevis pour un moment convivial !

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.grenoble.fr/1222

Interview

Margot Belair : "C’est une manière de redonner du sens aux communs"

Margot Belair, maire adjointe du secteur 4 déléguée aux Chantiers ouverts au public, raconte sa vision des COP.

©Auriane Poillet

Comment définiriez-vous les COP ?

C’est un dispositif participatif qui permet aux habitant-es, associations, collectifs d’aménager l’espace public. La Ville met à leur disposition de la main-d’œuvre qualifiée et les matériaux pour créer un projet tout neuf sur l’espace public.

Quels sont les objectifs de ce dispositif ?

Il y en a plein ! Le premier, c’est de pouvoir répondre de manière très agile à une demande formulée par les habitant-es sur l’espace public.

C’est aussi créer du lien entre les habitant-es et avec les agent-es. Il y a toute cette notion de convivialité : des choses se construisent autour du chantier.

Et puis les savoirs se transmettent : la capacité de faire, de peindre, de couper du bois ou de planter un clou.

Quel bilan partiel peut-on tirer des COP à Grenoble ?

Le bilan est extrêmement positif, notamment en nombre de participant-es. On a constaté que les femmes y participent plus que les hommes. 60 % sont des femmes. C’est un vecteur d’émancipation assez fort.

Il y a deux ans, on utilisait la palette parce que c’était un matériau assez peu cher, mais c’est un matériau qui se dégrade assez vite. Maintenant, on utilise des matériaux plus nobles, ce qui permet d’avoir des aménagements d’espaces publics quasiment aussi qualitatifs que si on passait par un prestataire.

On aimerait aussi reproduire ce modèle sur d’autres types de chantiers, éventuellement pour le sport, la culture, le bâtiment. Nous avons des demandes en ce sens.

Pour les habitant-es, c’est aussi une manière de participer à l’amélioration de leur cadre de vie ?

C’est une manière de redonner du sens aux communs et de se dire que l’espace public appartient à tout le monde.

On change un peu l’idée selon laquelle la collectivité réalise et les habitant-es demandent : avec les COP, le rapport s’inverse. C’est un moyen rapide et efficace pour rendre le quartier plus agréable à vivre, tout simplement.

Vos commentaires

Il n'y a pas encore de commentaires sur cet article.

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

Envoyer

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag vous propose aussi

Évadez-vous !

L’anneau de vitesse en fête

Un été sportif dans vos quartiers