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Des métiers pour servir le quotidien

Quel est le point commun entre un élagueur, une écrivaine, un fontainier, une policière et un cuisinier ? Ce sont tous des métiers que l’on rencontre à la Ville de Grenoble, au service du public. Des agent-es tous les jours sur le pont pour animer, transformer, renseigner, faire vivre le quotidien.

Service public

Acteurs du quotidien

Le service public d’aujourd’hui, c’est plusieurs centaines de compétences, des métiers parfois peu connus, des femmes et des hommes qui répondent aux besoins élémentaires des citoyen-nes et s’organisent avec la complexité de notre société. Gre.mag est allé à la rencontre de plusieurs agent-es des services publics, qui vous facilitent la vie sans même que vous vous en rendiez compte…

Eric Sarragaglia, placier de la ville de Grenoble sur les marchés. ©Thierry Chenu

Ils font peu parler d’eux et assurent pourtant le bon fonctionnement de toutes les compétences dévolues à une commune, cette entité traditionnellement la plus proche des citoyen-nes dans l’organisation territoriale de la France.

« Le sentiment de servir l’intérêt général » : c’est le plus souvent la phrase qui revient dans une conversation avec les agent-es de la Ville quand elles et ils racontent leur métier.

Des professionnels fiers de ce qu’ils font tous les jours, et qui racontent aussi Grenoble.

Un effort de tous les jours

Les plus visibles sur l’espace public, ce sont d’abord les agent-es des services Propreté (220 personnes), Espaces verts (200 personnes) ainsi que celles et ceux de l’état civil et de la mairie (80 personnes au contact direct du public) ou d’accueil dans les Maisons des Habitants et les bibliothèques.

Plusieurs centaines de personnes au service de l’entretien, de l’embellissement de la ville et du – bon – contact, en première ligne pour recevoir de la part du public félicitations… ou récriminations !

Un effort de tous les jours récemment remarqué par l’Afnor, l’Association française de normalisation, qui a décerné à la Ville un prix pour son accueil et sa relation aux usagers.

Car être ainsi acteur du quotidien, c’est gérer et tenir compte d’une multitude de facteurs et contraintes sociales et sociétales, comme les différents temps de vie des citoyens, la bonne compréhension des familles recomposées, la fracture numérique, les difficultés sociales ou la complexité des démarches administratives.

Le service public d’aujourd’hui sait adapter les horaires de ses équipes sur le terrain, avec une présence généralement tôt le matin (équipe propreté…), entre midi et deux ou en horaires décalés (état civil, bibliothèques…), voire en soirée (piscines…) pour couvrir les besoins et usages des habitant-es.

Un numéro vert unique

Maud Tavel, adjointe au Personnel à la Ville de Grenoble, relève :

 Le service public, c’est une grande diversité de métiers.  Nous avons aussi un devoir d’explication auprès des usagers, pour faire comprendre ce qui relève de la compétence de la Ville ou de la Métropole, par exemple en termes de nettoyage et de gestion des déchets.

Comment s’y retrouver effectivement sur l’espace public quand plusieurs collectivités s’y côtoient ?

Maud Tavel. ©Sylvain Frappat

Grenoble a ainsi mis en place depuis de nombreuses années un numéro vert unique, le Fil de la Ville (0800 12 13 14), service géolocalisé qui centralise les remarques des citoyen-nes et facilite ainsi la saisine de l’institution.

Mais le service public, ce sont aussi des métiers auxquels on ne pense pas forcément, et qui restent souvent dans l’ombre.

Dans ce dossier, Gre.mag est allé rencontrer un placier, un agent du stationnement, une écrivaine publique, une infirmière, un responsable d’équipement sportif, une animatrice en musée, une technicienne en santé environnementale et… l’une des voix de l’accueil de la Ville, ce premier contact qui va faciliter le rapport à l’administration.

« Les métiers du service public accompagnent les Grenoblois-es dès le plus jeune âge, sur toutes les tranches de vie », précise Maud Tavel.

De l’accueil en crèche, à l’école, sur des temps de restauration, autour d’activités sportives et culturelles, lors des foires et des marchés, sur des temps événementiels comme la Fête des Tuiles ou le Marché de Noël, sur des temps d’animation comme les brocantes et les vide-greniers, dans des équipements pour accueillir et soutenir le tissu associatif… Derrière tous ces moments, il y a des agents et des métiers publics.

Humains au service de l’humain.

informationRenseignements divers
courrielwww.grenoble.fr

Béatrice Chapuis

« On ne laisse jamais un usager sans réponse »

Depuis 2015, Béatrice Chapuis est l’une des 17 agent.e.s d’accueil de l’Hôtel de Ville.

©Auriane Poillet

« Dans l’équipe, chacun alterne accueil physique et téléphonique et depuis un an, on traite aussi les mails des usagers qu’on enregistre et répartit aux services concernés.

On reçoit le public pour l’état civil, par exemple pour délivrer des actes de naissance. On fait aussi beaucoup d’orientation et de renseignement.

Cela peut concerner les événements culturels comme le thé dansant des personnes âgées, les budgets participatifs… C’est très varié.

Pour être en mesure de répondre, nous disposons d’une base de données qui fonctionne par mots-clefs et qu’on alimente régulièrement en fonction des questions des usagers.

On a aussi des réunions en amont sur les sujets sur lesquels on peut être interpellés et on essaie de s’informer par nous-mêmes… C’est un métier où il faut être curieux !

En plus de l’information, il y a un rôle d’accompagnement, par exemple pour expliquer les démarches par Internet aux seniors : on peut leur envoyer de la documentation, le lien direct pour prendre un rendez-vous ou remplir un formulaire…

Parfois, on peut être confronté à des gens qui ne parlent pas français : quand cela arrive, on s’aide entre collègues en fonction des compétences de chacun.

On est très soudés et on ne laisse jamais quelqu’un sans réponse quel que soit le temps qu’on y passe. C’est ce qui me plaît, on est dans une vraie démarche de service public.»

Annabel Brot

informationRenseignements divers
courrielwww.grenoble.fr/61

Rodolphe Bret

Aux petits soins avec les équipements sportifs

Le bon fonctionnement des équipements sportifs de la Ville passe avant tout par un entretien régulier et soutenu des locaux. Une mission remplie par Rodolphe Bret et son équipe sur les secteurs 1 et 3.

Rodolphe Bret, responsable des équipements sportifs de la Ville de Grenoble. ©Thierry Chenu

Il est cinq heures, Grenoble s’éveille et déjà les agents du service Équipements Sportifs sont à pied d’œuvre sur les piscines Vaucanson et Bulle d’O pour que les bassins puissent accueillir les premiers – et courageux- nageurs, dès sept heures.

Cela passe par un nettoyage des vestiaires et des plages, pour que la qualité des services soit à la hauteur des attentes du public, qu’il s’agisse des habitués venant régulièrement faire leurs longueurs avant d’aller travailler ou des élèves en section sport-étude natation. Tout au long de la journée, les agents veillent à la bonne marche des locaux et à leur propreté.

Témoins de la vitalité sportive

Plus tard dans la journée, ces agents municipaux poursuivront leur mission sur des gymnases avec l’objectif d’entretenir ces équipements.

« On nettoie les vestiaires et les douches entre deux cours ou entre deux activités de club, explique Rodolphe Bret. On fait des réparations basiques et nous transmettons nos demandes à d’autres services lorsqu’il s’agit de travaux plus importants. »

Un indispensable rôle de maillon entre la Mairie et les usagers pour ces agents, témoins de la vitalité de l’activité sportive à Grenoble :

Je suis en lien constant avec le public et avec les clubs. Je découvre chaque année des pratiques nouvelles et la capacité de nos équipements à les accueillir, depuis le hockey subaquatique, jusqu’au base-ball ou au tir à l’arc : tout un programme !

Richard Collier

informationRenseignements divers
courrielwww.grenoble.fr/393

Éric Saragaglia

Les marchés, ces lieux de proximité

Les marchés grenoblois tissent des liens précieux entre habitant-es et commerçant-es. De nouveaux lieux se créent, à l’image du marché de l’Ile-Verte, place Docteur Girard. Un succès qui doit beaucoup à l’équipe des sept placiers qui gèrent l’organisation et le bon fonctionnement de ce commerce à ciel ouvert.

Eric Saragaglia, placier de la Ville de Grenoble sur les marchés. ©Thierry Chenu

Le travail du placier commence tôt le matin par un état des lieux sur le nombre de places disponibles après que les commerçants qui disposent d’un abonnement se soient installés.

Les emplacements restants, destinés aux vendeurs occasionnels, font l’objet d’un tirage au sort par un système de boules numérotées, comme le prévoit la loi.

À l’issue de cette installation, le placier passe chez les commerçants récupérer le loyer de la journée et des papiers administratifs, et vérifier que chacun occupe la place qui lui a été attribuée.

Il veille ainsi à ce que le marché se passe dans les meilleures conditions en assurant le lien avec les services techniques et en faisant appliquer le règlement des marchés.

Vrais succès populaires

Pour Éric Saragaglia et ses collègues placiers, l’intérêt de travailler sur les marchés tient au fait d’être dans un lieu de proximité où l’on rencontre tout le monde : «Toutes les couches sociales sont représentées. »

Il souligne également le fait que chaque marché a son identité, même si l’élément moteur reste l’offre en matière d’alimentation.

Il y a des marchés dont on parle peu et qui sont pourtant de vrais succès populaires, comme celui de La Villeneuve qui est probablement un des plus fréquentés.

Richard Collier

Wilhelmine Klug

La protection du bien-être

Parce que l’environnement est un facteur essentiel pour le bien-être de chacun, le service Hygiène – Salubrité – Environnement est à l’écoute des habitant-es afin d’apporter les solutions adaptées aux dommages signalés.

Wilhelmine Klug, technicienne en santé environnementale. ©Alain Fischer

Nouvelle arrivée dans l’équipe, Wilhelmine Klug est totalement impliquée dans sa fonction de technicienne en santé environnementale, traitant des problèmes liés à la place de l’animal dans la Ville.

Bruit, logements insalubres, intoxications collectives, nuisances d’origine animale… Autant de gênes qui peuvent avoir des conséquences sur la santé publique et qui relèvent du plan sanitaire départemental.

La plupart du temps, nous intervenons suite à une demande faite en mairie par des usagers. Nous cherchons, d’abord, à agir en médiateurs en joignant le voisin trop bruyant ou le bailleur qui doit effectuer des travaux d’isolation. Si ces démarches n’aboutissent pas, nous conseillons aux personnes qui nous contactent d’entreprendre une procédure juridique. De notre côté, nous lançons une action en justice uniquement s’il y a un danger imminent.

Campagnes d’information

Concernant le secteur dont elle s’occupe en priorité, Wilhelmine a pu mesurer très rapidement l’importance de sa mission :

Mon travail porte essentiellement sur les nuisances causées par les animaux et principalement les pigeons. Mais j’interviens également pour faire enlever les sites larvaires des moustiques tigres, afin d’éviter des cas de dengue.

Une prévention qui se traduit également par des campagnes d’information et de sensibilisation, pour diminuer les risques et contribuer à l’amélioration des conditions de vie de tout un chacun.

Richard Collier

informationRenseignements divers
courrielwww.grenoble.fr/demarche/588/659

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