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Covid-19

Médiation interculturelle : informer sur les mesures de confinement

Médiateur interculturel au sein de l’association Interface Migrants, Hassan Amghar parcourt Grenoble deux fois par semaine pour faire de la prévention auprès d’un public maghrébin, souvent âgé, qui ne comprend pas ou peu la langue française. L’objectif est d’expliquer les mesures de confinement parfois mal comprises.

©Hassan Amghar

Hassan Amghar est médiateur interculturel au sein de l’association grenobloise Interface Migrants depuis 1998. Dans le cadre de ses permanences dans les Maisons des Habitant-es Teisseire – Malherbe, Anatole-France et Le Patio, il intervient sur les thématiques d’insertion et d’intégration des personnes immigrées. Il raconte :

Les gens viennent me voir pour diverses thématiques. J’interviens lorsqu’il y a des problèmes liés à la culture et à la religion à l’intérieur du couple et du foyer. Je suis de formation imam et quand la pratique traditionnelle et rigoriste de la religion pose problème, j’aide les gens et les conseille pour rétablir le dialogue et se réconcilier. J’interviens aussi avec la Préfecture dans la prévention de la radicalisation.

Sollicité par la Ville de Grenoble, le médiateur parcourt la ville deux fois par semaine sur son vélo pendant la période de confinement.

Informer sur la dangerosité du virus

« On s’est aperçu que sur certaines places de Grenoble, comme à Teisseire ou à Saint-Bruno, il y a un certain nombre de Maghrébins, beaucoup d’un certain âge, qui sont assis sur des bancs par groupes de deux ou trois. Ils papotent, alors que l’on doit rester chez soi et ne sortir que s’il y a une raison valable », indique-t-il.

L’objectif de ces tournées est d’informer ces personnes ne parlant pas ou peu le français sur la dangerosité du virus Covid-19, les mesures de confinement et les gestes barrières.

« Je m’aperçois qu’elles n’arrivent pas à percevoir cette chose qui n’est pas palpable et qu’il y a beaucoup de théories du complot qui circulent dans ce milieu-là », continue Hassan Amghar avant d’ajouter :

Je suis là pour leur expliquer dans leur langue que tout le monde peut être touché par ce fléau, riche ou pauvre. Et qu’il y a aussi le risque de l’amende qu’ils vont devoir payer s’ils se font contrôler. Je leur explique que c’est dans leur intérêt et celui de leur famille.

Multiplier les actions

Selon le médiateur, beaucoup sont retraités et beaucoup fréquentent régulièrement les cafés et mosquées où ils se retrouvent. Des lieux qui sont aujourd’hui fermés.  

« Il faut qu’ils participent à ces mesures pour accélérer l’ouverture de ces lieux. Il ne faut pas aller dans les lieux de prière collective recommandés par certains groupes radicaux, car c’est s’exposer au risque d’être contaminé », témoigne-t-il avant de continuer :

Il est important de multiplier ce genre d’actions auprès de ce public parce que beaucoup de gens ne sont pas conscients du danger, pour plusieurs raisons. J’essaie de faire le tour de la ville pour toucher le maximum de personnes. Quand je reviens au même endroit, il est très rare de retrouver les mêmes personnes. C’est que cette action porte ses fruits.

informationRenseignements divers
Toutes les informations relatives au Covid-19 en langues étrangères :
courrielhttps://www.grenoble.fr/1727-informations-en-langues-etrangeres.htm

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