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croquis de quartier

Flaubert

Au centre géographique de Grenoble, Flaubert change de visage, avec le projet d’éco-cité en construction, porté par la Ville. Ce quartier au passé industriel se tourne désormais vers la transition énergétique, associée à la qualité urbaine…

©Emdé

Messaoud Belhoul : « De là-haut, nous avons une vue magnifique. »

À 49 ans, Messaoud Belhoul est postier. Il habite le quartier depuis six mois, avec sa femme et ses trois enfants, dans le nouvel immeuble Le Salammbô.

©Auriane Poillet

« J’ai la sensation qu’ici, on est au cœur de tout. L’emplacement est parfait entre le nord et le sud de Grenoble. Je fais tout à vélo ; je ne prends ma voiture que pour faire les courses. Nous avons aussi beaucoup de services et commerces à proximité : la piscine du Clos d’Or, la bibliothèque de l’Alliance, la MC2, la Bifurk, le parc… On espère que le quartier va se développer dans le bon sens. Je suis ravi qu’une partie de la rue Gustave Flaubert devienne bientôt piétonne. Actuellement, je trouve la vitesse des voitures trop dangereuse, juste en bas de chez moi. J’aimerais qu’il y ait plus d’espace public prévu pour les enfants. Je participe au jardin partagé sur le toit de notre immeuble : c’est une idée originale qui permet d’échanger avec le voisinage. De là-haut, comme dans notre logement, nous avons une vue magnifique. »

 

Annie Beylard : « A deux pas du centre-ville, je me sens privilégiée ici. »

Annie Beylard, 62 ans, est conseillère principale d’éducation en lycée. Elle a emménagé en famille dans le quartier en 1996.

©Sylvain Frappat

« Historiquement, ce quartier est un ancien faubourg campagnard de Grenoble. Aujourd’hui, on retrouve ce côté faubourg et calme, à deux pas du centre-ville, que j’apprécie. Je me sens privilégiée ici. Pour mes enfants, la proximité des écoles et du collège a été une facilité. J’aime cette possibilité de faire tous mes déplacements à pied ou à vélo ; c’est un choix auquel toute la famille s’est habituée. Pour faire mes courses, j’ai tendance à me reporter sur la ville, pour trouver des produits locaux par exemple.

On peut espérer beaucoup de choses vis-à-vis de la ZAC Flaubert. Je l’imagine comme une opportunité d’en faire un lieu novateur, ancré sur les défis actuels, avec de l’habitat durable, performant énergétiquement, et diversifié. J’ai des attentes en termes d’originalité, de conscience citoyenne, et pourquoi pas d’agriculture locale. Je trouve intéressant l’idée de jardins partagés. Le fait que de nouveaux habitants arrivent est positif. J’espère qu’il y aura des lieux de rencontres pour qu’émerge une vraie vie de quartier. »

 

Yoan Gros & Nicolas Moiroud : « L’accessibilité du quartier est un atout »

Yoan Gros, 28 ans, et Nicolas Moiroud, 36 ans, travaillent au sein du Comité des Usagers de la Bifurk (CUB). Yoan fait partie l’association Skatepark de Grenoble, et Nicolas de l’association Et Pourquoi Pas ?.

©Sylvain Frappat

« Depuis de nombreuses années, c’est une cité-dortoir, une zone oubliée. On aimerait qu’il y ait plus de commerces, plus d’infrastructures culturelles… La Maison de la Culture est à deux pas d’ici, mais on s’y sent déconnectés. Il y a la bibliothèque Alliance, la MJC, le Pacifique, avec qui nous essayons de travailler pour créer du lien dans le quartier. Notre volonté est de s’ouvrir au quartier, ce que nous faisons avec le festival Les Bifurkations.

Avec le nouveau parc Flaubert, le bâtiment de la Bifurk est plus visible de l’extérieur. Il y a beaucoup de passage dans ce parc, avec la piste cyclable. Lorsque nous organisons des évènements ou des activités en extérieur, les passants s’arrêtent davantage. L’accessibilité du quartier est un atout, que ce soit en transports en commun, en voiture ou à vélo. Nous sommes au centre de Grenoble, tout est à un quart d’heure. Le projet urbain à venir peut apporter du dynamisme, même si on peut craindre une gentrification. Pour l’heure, notre collectif est très satisfait de gérer le bâtiment Terra Nostra, cela donne des perspectives et des envies. »

 

Christelle Susini : « Le secteur se développe de manière positive avec plus d’espaces verts. »

Christelle Susini, 36 ans, est la co-gérante de la brasserie La Cuisine, rue Honoré-de-Balzac.

©Sylvain Frappat

« Nous avons repris cette brasserie-café il y a trois ans et demi, et nous habitons à proximité. Nous sommes ouverts la journée en semaine, avec un service de restauration le midi. Le deuxième cogérant, Chérif Chatti, est aussi le cuisinier. Il propose une cuisine traditionnelle française, qu’il revisite parfois avec une touche tunisienne. C’est le bouche à oreille qui a fonctionné. Notre clientèle provient principalement des entreprises alentour, avec beaucoup d’habitués. C’est un quartier d’affaires très dynamique la journée. Le soir, c’est plus calme.

Il y a des commerces de proximité de qualité tels que la boulangerie ou le fleuriste. Le secteur se développe de manière positive et s’améliore visuellement, avec plus d’espaces verts. Le parc Flaubert est top. Nous sentons une vraie évolution depuis qu’on est arrivés. C’est rassurant qu’il n’y ait bientôt plus de terrains vagues. Aujourd’hui, on sent que le quartier est dans un entre-deux. C’est un peu long, mais je sens que ça va être sympathique. Moi, j’y crois ! »

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