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Safari en Balconie : les aventures de Jimi Coquebot

Jimi Coquebot est un explorateur. Ce grand voyageur grenoblois saisit l’occasion du confinement pour s’aventurer dans un safari en Balconie.
Jour et nuit, il observe la faune locale de son balcon. Muni d’un carnet d’explorations, ce confinementaliste animalier et naturaliste partage ses découvertes en épisodes, sur la page Facebook du Muséum de Grenoble. Derrière ce personnage un peu « zazou », se cache la passion d’un Grenoblois qui – en incognito – souhaite fait part de son amour pour la nature, de manière ludique et pédagogique.

Jimi Coquebot, lors de son « safari en Balconie » © Jimi Coquebot

 

Jimi Coquebot, les Grenoblois-es sont confiné-es depuis 3 semaines. Comment vivez-vous ce confinement ?

Je le vis plutôt bien grâce à mon gout de l’exploration. En la matière, j’ai l’expérience !

Je me suis attaqué à un domaine très particulier : la Balconie. C’est d’abord mon balcon, mais ce sont aussi tous les balcons, où qu’ils soient ; ils se ressemblent tous. C’est un pays très petit, avec parfois plein de pots de fleurs et, de ce fait, un espace utile réduit.

Mais je pense qu’il y a des choses à découvrir au sein de la Balconie et autour… D’ailleurs, les pots de fleurs sont de vrais labyrinthes, ils attirent la faune, parfois je m’y perds… ils sont gigantesques !

Depuis mon balcon, j’ai vu beaucoup d’oiseaux, des écureuils, des hérissons, et même des oiseaux exotiques échappés de captivité !

Dès le premier jour du confinement, j’ai vu 20 espèces d’oiseaux différentes !
Je me suis dit que c’était formidable. J’ai décidé alors de partir à l’aventure, en parcourant la traversée de la Balconie avec mon sac sur le dos.

Comment est venue l’idée de partager avec les Grenoblois-es votre aventure en Balconie ?

Mon gout de l’exploration et mon côté naturaliste m’ont donnés envie de partager ce que j’observe comme faune sur et depuis le balcon. Je suis un observateur de la nature depuis des années. Je veux parler des espèces vivantes autour de nous. Ces derniers mois, j’ai lu plusieurs ouvrages de personnes qui vivent des aventures et les racontent, à l’image de Sylvain Tesson ou Sarah Marquis… Cela m’a inspiré.

Je suis patient et j’avance doucement dans mon observation… C’est agréable d’entendre chanter les oiseaux plutôt que les voitures en ce moment, ça change tout !

 

Pie de Balconie © Jimi Coquebot

 

Quelles sont les découvertes majeures que vous avez faites lors de cette exploration ?

Dans le premier épisode, j’ai parlé des osmies, des abeilles solitaires qui font des loges dans de petits trous de fenêtres, de portes ou de murs, pour y pondre leurs oeufs.

Elles sont peu connues, je n’avais jamais fait attention à leur mode de vie, et là, je les découvre en Balconie.

Dans les trous où elles pondent, elles mettent une réserve de pollen et de nectar, et elles bouchent la loge avec de la maçonnerie (un peu de terre mouillée). Ainsi, une fois nées, les progénitures pourront manger les victuailles et grandir à l’abri.

J’ai aussi parlé des oiseaux de la famille des corvidés, qui ont un nid dans un cèdre face à la Balconie.

Bientôt, je parlerai des oiseaux colorés qui chantent à merveille, et des oiseaux nocturnes.

 

L’abeille « osmie » observée par Jimi en Balconie © Jimi Coquebot

 

Quelles sont les journées type d’un safariste en Balconie ?

Le meilleur moment pour observer la faune, les oiseaux notamment, c’est le matin ou en fin de journée. Le domaine de la Balconie est exposé à l’est, le matin je suis donc au soleil !

Je fais des séances d’observation qui peuvent durer jusqu’à 3h ! L’après-midi, je prends le temps pour écrire dans mon carnet d’explorations, des textes sur ma vie d’explorateur, assez courts pour susciter la curiosité des gens qui suivent mes aventures.

À 20h, je ne manque jamais ma séance d’applaudissements : c’est un exercice physique pour penser aux autres. Et le soir, je dors dans ma tente ou à la belle étoile, à même le sol de la Balconie !

En quoi est-ce important pour vous de partager vos connaissances ?

Nous sommes très nombreux en ville, et pas en contact permanent avec la nature. En général, nous faisons peu de place à l’observation, pour savoir comment la faune vit, bouge…

J’ai 40 ans de voyage et d’observation naturaliste. À 60 ans, je souhaite amener cette connaissance aux citadin-es, et transmettre tout ce que je connais et ai observé. Cela peut ouvrir des portes chez des gens, pour regarder les choses autrement.

Quels sont vos conseils pour les Grenoblois-es qui souhaitent réussir leur safari en Balconie ?

La première chose est de prendre le temps, même en un quart d’heure, on peut voir des choses intéressantes !

Le matin, c’est le meilleur moment, et un peu le soir quand il fait moins chaud, on voit davantage de choses. En pleine après-midi, avec la chaleur, ce n’est pas évident de noter les comportements.

Ensuite, il est important de créer un intérêt, en se posant des questions : pourquoi cet oiseau disparait dans les branches, ou rentre dans un trou ? Pourquoi il s’est perché sur cette antenne ? Rien que de se poser la question c’est amusant.

Les insectes n’arrêtent pas toute la journée. Même sur un balcon, on peut observer quelque chose.

Il y a certaines choses que je dois louper… Mais le résultat des observations répétées, fait qu’on arrive à voir davantage de choses.

C’est la répétition des choses qui permet la reconnaissance de tel ou tel comportement.

 

Corvidé sur antenne depuis la Balconie @ Jimi Coquebot

informationRenseignements divers
Facebook : Muséum de Grenoble
courrielhttps://www.echosciences-grenoble.fr/articles/safarie-en-balconie-les-aventures-de-jimi-coquebot

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