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Hôtel de Ville : les cloisons mobiles restaurées

Suite à l’incendie de la salle du Conseil municipal à l’automne 2019, une prise en compte particulière des oeuvres d’art à proximité du feu a été entamée. Après avoir restauré les lustres en verre de Murano et déposé les tapisseries monumentales, les cloisons mobiles de la salle des mariages ont bénéficié des soins de deux conservateurs-restaurateurs de sculpture.

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L’oeuvre en métal avait été commandée par la Ville de Grenoble au sculpteur Pierre Sabatier en 1968, au moment de la construction de l’Hôtel de Ville. Sur pivot, les deux cloisons mobiles installées dans la salle des mariages sont constituées de plaques de métal percées à la manière de claustras.

«C’est assez poussé avec une volonté de cacher la technique le plus possible : mettre de la peinture pour que la structure en acier ne soit pas visible, que tout reste un peu fouillé tout en étant ajouré», explique Florian Gaget, conservateur-restaurateur de sculpture.

«Finalement la seule chose que l’on voit droite c’est ce poteau sur lequel pivote l’oeuvre. C’est très bien pensé.»

Constater, dépoussiérer, nettoyer…

Des suies liées à l’incendie de la salle du Conseil municipal se sont ajoutées à la poussière et aux dégradations subies durant la vie de l’oeuvre.

Pendant deux semaines, début décembre, Marie Courseaux et Florian Gaget se sont attelés au constat d’état, au dépoussiérage puis au nettoyage de cette double porte. Longue de 12 mètres, elle est constituée de laiton appliqué sur de l’étain.

Marie Courseaux, restauratrice du patrimoine, détaille:

On peut se dire que l’on va traiter toutes les sculptures en métal de la même façon mais chaque cas est particulier et unique. Ici il y a des endroits où l’étain s’est usé avec le frottement ou s’est décollé avec le temps. Il y a aussi des altérations qui sont dûes juste à l’utilisation de la salle pour les mariages : on voit que les gens ont collé des chewing-gum, mis des mégots, gravé des lettres ou des dates…

Deux oeuvres de Sabatier

A l’aide d’un aspirateur et d’un pinceau doux, les deux spécialistes ont d’abord commencé par débarrasser la matière des poussières et des suies. Puis, ils ont testé différents solvants pour nettoyer l’oeuvre de manière plus précise.

«Si le dépoussiérage est très bien fait le nettoyage sera plus facile à faire et ainsi de suite», continue la restauratrice. 

«Il faut voir si, avec le recul, les retouches sont pertinentes ou pas. Si on estime que c’est très gênant, on utilise des peintures spéciales que l’on va appliquer de manière très ponctuelle pour camoufler le jeu de matité-brillance qu’il peut y avoir entre la surface et l’incision.»

Après la restauration de cette double porte, le panneau mural en laiton du salon d’honneur également réalisé par Pierre Sabatier devrait bénéficier du même type d’intervention au cours de l’année 2021. Marie Courseaux ajoute :

Ces oeuvres ont été conçues et pensées en même temps que le bâtiment. Il y a la volonté que ces sculptures s’intègrent dans le lieu. Donc il y a eu une concertation entre le designer, l’artiste et l’architecte. C’est vraiment un travail d’équipe.

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