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Christine Garnier : «Il est important que les enfants retrouvent une vie sociale.»

Christine Garnier a nouvellement été élue adjointe déléguée aux écoles par le Conseil municipal en juillet dernier. Elle répond aux questions de Gre.mag au sujet de cette rentrée scolaire particulière et fait le point sur le Plan écoles 2015-2024.

Christine Garnier, lors de la visite du chantier de l’école Marianne Cohn. ©Sylvain Frappat

La rentrée 2020 est une rentrée particulière en raison de la crise sanitaire. Comment la Ville de Grenoble s’est-elle adaptée pour l’accueil de ses élèves ?

Un nouveau protocole sanitaire est sorti en juillet pour les écoles et vient d’être remis à jour fin août. Tous les adultes porteront un masque, même en extérieur, même dans la cour ; sauf au moment où le port du masque est impossible par exemple au moment de la restauration.

Tout est mis en place pour que tout le monde puisse se laver les mains : du savon, du gel hydro-alcoolique, des dérouleurs de papier, des essuie-mains jetables…

Il y a également un nettoyage et une aération très importants des locaux. Les sols et les grandes surfaces sont nettoyés une fois par jour, et un nettoyage-désinfectant des points de contact (poignées…) au moins une fois par jour avec un spray désinfectant avec une norme coronavirus.

Et bien sûr un nettoyage-désinfection des tables du réfectoire après chaque service. Tout cela demande beaucoup de matériel. Une gestion particulière de tous ces produits spécialisés Covid est mise en place avec un suivi renforcé de l’approvisionnement pour ne pas risquer d’en manquer.

La Ville, depuis le début du confinement, a souhaité un travail particulier avec les spécialistes de l’hôpital Grenoble-Alpes et notamment avec un médecin-hygiéniste.

Tous les référents-animateurs et relai-animateurs pour la maternelle ont été formés par ce médecin pour avoir une vraie sensibilisation aux gestes protecteurs. Une formation est aussi prévue pour 14 professionnels de santé et de prévention qui deviendront des ambassadeurs d’hygiène dans les écoles pour former et sensibiliser tout le personnel municipal.

 

En regard de cette crise sanitaire, pourquoi est-il important de permettre à tous les enfants d’accéder à des cours en présentiel ?

On ne sait pas comment la situation sanitaire va évoluer. Malheureusement, elle risque de durer encore longtemps et c’est important que les enfants reprennent une scolarité pour plusieurs raisons. Retrouver une vie sociale avec d’autres enfants et se préparer à notre monde actuel.

Ils ont besoin pour cela de se préparer par l’éducation qui a lieu à l’école mais aussi dans le périscolaire. Ça passe par des choses simples comme la découverte de la nature et l’importance du respect de l’environnement ou encore l’éducation à l’alimentation.

À ce sujet, l’objectif est bien de continuer à développer le bio et le local dans les cantines. On est déjà à 95% de composantes bio et/ou de local dans les crèches et à 60% dans les écoles. L’idée de continuer et d’aller de plus en plus vers des repas végétariens.

Nous allons également généraliser l’apprentissage du vélo avant l’entrée en 6e pour sécuriser les enfants et qu’ils puissent apprendre à circuler à vélo en ville.

D’autre part, les réhabilitations réalisée dans le cadre du Plan école permettent aussi de montrer aux enfants que l’on peut vivre dans un bâtiment qui consomme très peu d’énergie, qui nous permet de mieux vivre en période de canicule et qui peut produire sa propre énergie…

 

Ce Plan écoles a été lancé en 2014 et devrait prendre fin en 2024. Où en est-on aujourd’hui ?

Les réhabilitations thermiques réalisées avec la SPL Oser au niveau BBC (Bâtiment Basse Consommation) sont presque terminées pour les trois premières écoles : Pain Levé, Ampère et Élisée Chatin.

Elles permettent de réduire les consommations énergétiques d’environ 50% avec en plus, quand c’est possible, une production d’énergie renouvelable par l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits.

Il y a beaucoup de réalisations. Il y a eu la livraison de l’école Simone Lagrange et celle de l’école Florence Arthaud, des restaurants scolaires de Sidi Brahim, Léon Jouhaux et Elysée Chatin, l’extension de l’école maternelle Jean Racine et l’extension/restructuration de l’école Buffon. Marianne Cohn est en cours de finalisation et va ouvrir en février.

L’école Marianne Cohn, en cours de finalisation. ©Sylvain Frappat

La construction de l’école Flaubert va démarrer en 2021 pour une ouverture à la rentrée 2023. Côté extension, il y a celle de l’école Diderot dont les travaux se poursuivent, avec une partie qui pourra ouvrir après les vacances de Noël.

Les travaux de l’école élémentaire Jean Racine ont commencé en juin pour une livraison à la rentrée 2021. Il y a aussi le chantier très important de l’école Joseph Vallier qui est lié aux travaux sur l’autoroute avec une rénovation énergétique et un travail sur la qualité de l’air intérieur. La livraison aura lieu à la rentrée scolaire 2022.

Il y a l’école Grand Châtelet avec une extension et une restructuration dont les travaux devraient débuter en 2022. Et enfin les travaux du pôle des Trembles qui comprend l’école, la crèche, le centre de loisirs, le gymnase et le lieu d’accueil parent-enfant, sont programmés dans le cadre des projets ANRU dont le chantier devrait s’ouvrir en 2022.

Il y a donc un grand nombre de travaux et de projets. Ce Plan écoles sera probablement revu et adapté comme il l’a été tout au long de sa réalisation.

 

La délégation aux écoles était attribuée à Fabien Malbet tout au long du précédent mandat. Vous en héritez aujourd’hui. Va-t-il y avoir des changements ?

C’est un nouveau mandat avec une nouvelle équipe et une réflexion qui a été faite sur les besoins qui évoluent. L’aspect qui est nouveau est le travail qui va être fait sur les extérieurs : les cours et les rues devant les écoles. Une première opération a été faite et est bientôt terminée sur la cour de l’école Clemenceau.

L’idée est de créer une cour d’école débitumisée et dégenrée avec des endroits où les enfants peuvent courir dans l’herbe et pas seulement sur du goudron, où s’asseoir, rêver, jouer au calme…

Débitumer est important pour la qualité des jeux dans les cours, mais aussi pour réduire la chaleur puisque le bitume est le matériau qui absorbe le plus et qui rend le plus la chaleur. Il s’agit de redonner de la fraîcheur aux cours et de permettre des jeux différents que ce soit pour les petites filles ou les garçons.

Cela passe par les aménagements mais aussi par un travail avec les enseignants et les animateurs périscolaires. C’est une première réalisation avec l’objectif de développer ces cours dans un maximum d’écoles au fur et à mesure.

La nouvelle cour de l’école Clemenceau. ©Auriane Poillet

On est au début du mandat et ce projet va être développé. L’autre objectif ce sont les « Rues aux enfants » : il s’agit de sécuriser les rues devant les écoles et devant les crèches.

Cela passe par une tranquillisation, par la piétonisation pour que les enfants sortant de la classe puissent discuter, jouer un moment et ne pas être en danger juste devant l’école. Là aussi, c’est un nouveau projet donc le programme va être présenté dans quelques temps.

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