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Réchauffement climatique

Une sécheresse inédite à Grenoble

Cet été, en raison des fortes chaleurs et du manque de pluie, Grenoble a franchi pour la première fois de son histoire le seuil d’alerte maximale concernant la sécheresse. Un niveau qui a rapidement gagné toute l’Isère et la majorité des départements français. Des restrictions d’usage de l’eau ont notamment été mises en place pour faire face au risque de non-accès à l’eau potable des Grenoblois-es.

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Cette sécheresse inédite, conséquence du réchauffement climatique, pousse les services de la Ville de Grenoble à trouver des solutions pour s’adapter. En première ligne, le service Nature en ville, chargé des parcs et jardins qui ont particulièrement souffert cet été.

Les arbres, objets de toutes les attentions

«A court terme, la sécheresse va entraîner des défeuillaisons, des fanaisons et une mortalité chez certains végétaux», explique Anne-Sophie Mellet-Breton, responsable de l’unité Arbres et prospectives. «Sur du moyen et du long terme, elle impactera plus les arbres qui montrent des signes de dépérissement. Les arbres en très bonne santé vont pouvoir résister aux effets de la sécheresse et de la chaleur.»

Les jeunes arbres sont davantage exposés puisque leurs racines n’ont pas encore repris dans leur sol d’implantation. Pour protéger les individus de moins de trois ans, la Ville a obtenu une dérogation préfectorale afin de les arroser. Les autres arbres, les massifs fleuris ainsi que les pelouses de Grenoble n’ont pas eu cette chance.

Des solutions pour les espaces verts

En ligne de mire depuis quelques années : anticiper ces périodes de crise par une gestion des espaces verts plus naturelle, en plantant plus et en plantant mieux. Le choix des végétaux est un axe important de la stratégie.

Des essences d’arbres issues de milieux secs, comme le micocoulier ou l’érable champêtre, sont privilégiées. De même pour les massifs fleuris qui accueillent de plus en plus de plantes vivaces (moins consommatrices d’eau en termes de production au Centre horticole car elles fleurissent d’une année sur l’autre et n’ont pas besoin d’être replantées).

Par ailleurs, le service Nature en ville favorise la plantation en groupe qui permet aux végétaux «d’emprisonner» l’humidité ainsi que les pelouses «naturelles» composées de végétaux plus locaux et plus résistants. Ces mesures ont permis à la Ville d’utiliser cinq fois moins d’eau dans ses espaces verts.

D’autres axes de travail

Repenser la manière d’aménager de nouveaux espaces verts et réduire l’imperméabilisation des sols en ville font partie de ces solutions pour favoriser l’infiltration des eaux de pluie. Les citoyen-nes sont aussi invité-es à participer à la dynamique à travers le dispositif «Végétalise ta ville» et notamment le don d’arbre, dont les inscriptions sont ouvertes cette année jusqu’au 31 octobre.

informationRenseignements divers
courrielhttps://www.grenoble.fr/actualite/3622/103

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