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Stratégie pour un urbanisme prévenant

Au même titre que la situation socio-économique, les conditions de vie ou encore la pollution et l’urbanisme sont des déterminants majeurs de la santé des populations.

Flaubert

Bien vivre en ville

Depuis 2020, une étude autour de l’urbanisme favorable à la santé a été lancée par la Direction de l’Urbanisme et de l’Aménagement de la Ville de Grenoble.

©Ville de Grenoble

Celle-ci a permis d’élaborer un diagnostic territorial de santé et d’identifier les enjeux et principaux leviers d’actions : santé environnementale, qualité du cadre de vie, ou encore modes de vie à l’échelle de la Ville.

Flaubert, pour bien vivre en ville

Fanny Poinssot est en charge de cette étude et coordonne également le projet de l’écoquartier Flaubert. Celui-ci veut proposer des espaces de respiration, ou encore des programmes immobiliers mixtes, qui contribueront au développement social. Elle explique :

Ce projet urbain cherche à favoriser les interactions avec les autres. La lutte contre l’isolement social est une donnée intrinsèque au concept d’urbanisme favorable à la santé. L’un des grands enjeux est que les gens se rencontrent, créent du lien, ce qui est un vecteur d’amélioration de la santé mentale des habitant-es.

Pour en savoir davantage, l’exposition Comment allons-nous ? sera proposée à partir de mars 2023 à La Plateforme.

Signée par la fondation AIA, elle illustre ce qui lie l’humain à son environnement et présente un travail de recherche sur la thématique d’habitat inclusif dans l’architecture avec Emmaüs Habitat.

Percevoir les bruits de la ville

La Direction Santé Publique et Environnementale veut aussi sensibiliser les habitant-es en multipliant les conférences et en proposant des balades sonores afin d’apprendre à percevoir les bruits de la ville.

Dans ce service, une «police sanitaire» s’attarde sur l’environnement sonore, l’animal en ville, repère les habitats indignes et s’attaque à la qualité de l’air intérieur, notamment dans les écoles, ou encore aux perturbateurs endocriniens.

Interview

«La réduction du trafic routier limiterait le nombre de décès dus à la pollution atmosphérique»

Membre du Conseil scientifique de Grenoble Capitale Verte de l’Europe, Rémy Slama est épidémiologiste environnemental et directeur de recherche à l’Inserm. Il copilote l’étude Mobil’Air à l’échelle de l’agglomération grenobloise.

©Auriane Poillet

À quoi s’intéressent les travaux de Mobil’Air ?

Nous nous intéressons tout particulièrement aux polluants de l’air et aux perturbateurs endocriniens, notamment à l’échelle locale.

Les études sur les polluants atmosphériques ont permis de quantifier le nombre de décès attribuables aux particules fines dans l’agglomération grenobloise.

Le projet Mobil’Air, copiloté avec l’économiste Sandrine Mathy, propose des scénarios de modification de l’espace urbain qui pourraient réduire cette mortalité due aux polluants atmosphériques.

Nous cherchons aussi à quantifier les effets biologiques et sanitaires des polluants atmosphériques chez la femme enceinte et l’enfant. Nous sommes aussi en train de vérifier si, en modifiant les cosmétiques utilisés, la contamination de l’organisme par les perturbateurs endocriniens peut être abaissée.

Sur quoi porteront les conférences prévues dans le cadre de Grenoble, Capitale Verte de l’Europe ?

ll y aura une présentation détaillée des résultats de Mobil’Air et des mesures que nous avons pu identifier. Ces mesures permettraient de fortement réduire la mortalité liée aux polluants atmosphériques.

Le nombre de décès peut être évité en actionnant certains leviers comme la réduction du trafic routier et du recours à un chauffage au bois peu performant. Les aspects économiques seront aussi décrits.

Ils démontrent que les mesures identifiées rapporteraient plus à la collectivité qu’elles ne coûtent. Une deuxième conférence aborde la question du changement climatique, en particulier ses impacts sur notre santé.

Limiter les émissions de gaz à effet de serre pourrait permettre d’améliorer d’autres facteurs tels que la sédentarité ou le déséquilibre alimentaire.

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