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«Faire de Grenoble un terrain de jeu»

Dans le cadre de la 3e Biennale des Villes en transition, Gre.mag a interrogé Céline Mennetrier, adjointe aux Sports de la Ville de Grenoble.

©Alain Fischer

Allez-vous conserver la ligne de conduite du sport pour tou-tes pratiquée par la Ville ?

Oui, nous allons poursuivre avec une politique de sport pour toutes et tous, et je rajouterais partout : sur l’espace public, en intérieur, en extérieur. Et à tout moment ! De la journée, de l’année mais aussi de sa vie, qu’on puisse avoir vraiment une pratique pour les jeunes enfants comme pour les personnes plus âgées, et quelle que soit sa pratique.

Pour y parvenir, est-ce qu’il y a des axes spécifiques sur lesquels porter des efforts particuliers ?

Dans le contexte sanitaire actuel, on ne peut souvent plus pratiquer en intérieur. Nous devons donc travailler sur l’espace public et son aménagement, pour permettre et développer tous types de pratiques.

L’idée, c’est de faire de Grenoble un terrain de jeu et de découverte, à travers des parcours imaginés dans la ville. On a de très beaux parcs que l’on va faire (re)découvrir, notamment grâce aux outils numériques qui proposeront des parcours et apporteront un aspect pédagogique fort.

Le sport grenoblois est riche. Avez-vous déjà eu le temps de faire le tour de tous les clubs et associations depuis votre prise de fonction ?

J’en ai vu beaucoup ! Je me suis concrètement rendu compte de la richesse du tissu associatif et de la différence des pratiques. Entre un club de proximité et un club de haut niveau, on n’a pas les mêmes problématiques. J’ai également beaucoup travaillé pendant cette période avec l’Office Municipal des Sports de Grenoble et son président Pierre Arnaud qui sont au plus près des clubs.

Quel bilan tirez-vous de la féminisation du sport ?

On a déjà fait beaucoup en matière de sport féminin mais le mot d’ordre reste toujours « peut mieux faire ». On se rend notamment compte que les jeunes filles arrêtent souvent la pratique au moment de l’adolescence. Il faut continuer l’accompagnement en s’appuyant sur le service Sport et Quartiers.

Nous travaillerons aussi sur l’accompagnement des clubs, sur l’encadrement, le bénévolat : comment les aider à se féminiser ? Poursuivre l’accueil de grandes compétitions féminines est également un axe important. On a besoin d’avoir des images fortes de sportives qui puissent servir de modèle. On réfléchit en outre à mettre en place une nouvelle Semaine du Sport Féminin.

Grenoble est une ville en transition. Peut-on aussi parler de transition pour le sport ?

Bien sûr, la transition peut-être partout, elle est énergétique, sociale, responsable. Nous allons mettre en place un travail sur la rénovation et la réhabilitation de nos équipements sportifs vieillissants, en les rendant énergétiquement meilleurs. On peut également mettre l’accent sur l’accueil puisqu’un équipement sportif est un lieu de liens.

On peut travailler sur l’événement sportif pour le rendre plus « responsable », sur la restauration, le traitement des déchets, lors des grands événements comme pendant les petits tournois mis en place par nos associations. Tout cela fait partie des axes de travail que l’on met en place avec l’OMS.

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