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Scolarité

Grenoble fait sa rentrée

Ce 2 septembre, 12 500 petit-es Grenoblois-es ont pris le chemin de l’école. Comment la Ville de Grenoble agit-elle pour garantir aux enfants de bonnes conditions d’apprentissage, les accompagner vers la réussite et favoriser leur épanouissement ? Quelles sont les spécificités de son action en direction des élèves ? De quels leviers dispose-t-elle pour encourager l’égalité des chances et n’oublier personne ? Aménagements, loisirs, langage, santé, sport, écocitoyenneté, activités d’éveil, dispositifs dédiés pour les enfants en situation de fragilité… État des lieux.

Enseignement

L'éducation, une priorité de la Ville

«L’éducation est une priorité de la Ville depuis 2014 et le reste puisque c’est le premier poste de dépenses, souligne Christine Garnier, adjointe aux écoles. La crise sanitaire a rappelé combien la scolarité est importante, tant pour les enseignements que pour l’éducation globale, la vie en société… Nous avons la responsabilité de préparer l’avenir des enfants en mobilisant tous les moyens financiers et humains nécessaires, afin d’assurer le bien-vivre au sein des écoles.»

©Jean-Sébastien Faure

Un environnement sain et apaisé

Il s’agit tout d’abord d’accueillir les élèves dans un cadre sain, confortable et sécurisé. Dans cette optique, le «Plan école» (2015-2023) se poursuit. Ce programme de rénovation et de construction s’est récemment concrétisé par l’extension des écoles Racine et Diderot, l’isolation des écoles Ampère, Pain-Levé et Élisée-Chatin, la livraison de l’école Marianne-Cohn, le démarrage de la construction de l’école Flaubert…

Les extérieurs sont aussi concernés : un jardin a été créé à l’école Daudet pour des activités de jardinage et «des projets de végétalisation des cours d’école sont à l’étude pour permettre aux enfants de jouer dans l’herbe et de créer des îlots de fraîcheur. L’organisation de l’espace sera aussi repensée afin de favoriser la mixité et l’égalité fille-garçon.»

Autre initiative : depuis la rentrée, la Ville a lancé l’opération «Place(s) aux enfants». Les rues devant treize écoles ont été piétonisées et aménagées pour garantir la sécurité et créer des espaces apaisés. À terme, toutes les écoles seront concernées.

Mobilisation au quotidien

La Ville n’a pas seulement en charge le bâti. Attentive à la santé des enfants, elle veille à la qualité des fournitures scolaires qui prennent en compte des objectifs de développement durable et sont sans perturbateurs endocriniens.

À la cantine, 60% des plats sont issus de l’agriculture biologique et locale, et confectionnés dès que possible avec des produits de saison. De plus, les menus sont élaborés par une diététicienne qui veille à l’apport nutritionnel comme à l’équilibre alimentaire.

Grenoble est aussi l’une des rares communes à disposer d’un service de santé scolaire et chaque médecin prend en charge trois fois moins d’enfants que dans les autres villes : un véritable atout pour être au plus près des besoins !

Au quotidien, 1 100 agent-es municipaux-ales interviennent auprès des élèves. «Une attention particulière est portée aux quartiers « Politique de la Ville » où les écoles sont prioritaires pour l’attribution de personnel

Des actions pour lutter contre le décrochage scolaire et favoriser l’égalité des chances se déploient aussi via des dispositifs nationaux pilotés par la Ville comme le Programme de Réussite Éducative ou « Cité Éducative » qui associe la municipalité, l’Éducation nationale et la Préfecture.

©Alain Fischer

Loisirs, nature et citoyenneté

Également sous la responsabilité de la commune, le périscolaire est un temps d’éducation et de détente qui mobilise les compétences, l’enthousiasme et l’engagement de 600 animateurs-trices ainsi qu’une vingtaine d’associations socioculturelles.

Musique, théâtre, danse, travaux manuels, sport, jeux, jardinage, yoga, activités autour de la protection de la nature ou de la lutte contre les discriminations, formations d’élèves «médiateurs-pairs» pour la gestion des conflits… Innovantes, citoyennes ou ludiques, les propositions participent toutes à l’éveil et l’épanouissement des enfants.

Pour amplifier le travail pédagogique de sensibilisation aux transitions, des animations se mettront aussi en place en lien avec « Grenoble Capitale Verte Européenne 2022 » sur des sujets comme l’alimentation, le tri des déchets, le compostage, comment ne pas gaspiller le chauffage ou vivre avec la canicule.

santé

Bon pied, bon œil !

Parce qu’une scolarité épanouie passe aussi par des élèves en pleine forme, la Santé scolaire veille au grain sur tou-tes les écolier-es grenoblois-es.

©Jean-Sébastien Faure

Grenoble fait partie des dix villes de France disposant d’un service de Santé scolaire qui assure les missions déléguées par l’Éducation nationale et le Département.

Réunissant 34 agent-es, (médecins, infirmier-es, orthophonistes, spécialistes bucco-dentaire…), ce service rencontre chaque élève de primaire au moins deux fois dans sa scolarité pour des bilans : taille, poids, vue, audition, vaccinations…

Prévention et sensibilisation

Des actions ciblées s’organisent autour de thématiques prioritaires. Ainsi, des réunions d’information sur les troubles du langage permettent aux parents d’identifier les signaux d’alerte à ne pas manquer.

Pour éviter les caries, les dépistages systématiques se doublent de temps de sensibilisation au brossage des dents comme aux bienfaits d’une alimentation équilibrée. L’équipe anime également des groupes de parole avec les parents sur des sujets d’actualité : grandir avec les écrans, les rythmes de vie, la gestion des émotions, etc.

Pour les enfants à besoins spécifiques (porteur-ses de handicaps, de maladies chroniques, d’allergies alimentaires) la Santé scolaire assure la mise en œuvre du PAI (Projet d’accueil individualisé) qui recense l’ensemble des aménagements et conduites à tenir pour sécuriser la journée de l’enfant.

Enfin, en cas de maladies transmissibles ou de parasites, elle veille à l’application des consignes nationales (renforcement des mesures d’hygiène par exemple) et à l’information des familles.

fin de chantier

Des bâtiments qui font école

Qualité de l’air améliorée, isolation et performances énergétiques optimisées, choix raisonné des matériaux… Zoom sur trois projets emblématiques du Plan école.

©Alain Fischer

École élémentaire Marianne Cohn, quartier Hoche

Sur 2 000 m2, cette nouvelle école comprend dix classes, une cantine d’une centaine de places, une bibliothèque et une salle plurivalente avec une entrée indépendante afin d’être aussi utilisée par les associations.

C’est un bâtiment à énergie positive grâce à ses panneaux photovoltaïques et son isolation ultra-performante (murs très étanches, triple vitrage, brise-soleil). Les matériaux de construction biosourcés ont une faible empreinte carbone, de même que le mobilier.

Des peintures basse émission ont été utilisées et aucun stockage de polluant n’a eu lieu durant les travaux. Plusieurs terrasses végétalisées ont aussi été créées.

École élémentaire Racine, quartier Teisseire

Une extension de 300 m2 a permis de créer deux classes, une salle périscolaire et un petit préau. Ce nouveau bâtiment est de haute qualité environnementale et a été réalisé avec des matériaux naturels biosourcés (brique, bois, enduit à la chaux) à faible empreinte carbone.

Côté conception, des brise-soleil réduisent la chaleur en été et un mur trombe entre les salles de classe et l’extérieur joue un rôle de régulateur thermique et phonique. Des panneaux photovoltaïques ont aussi été installés sur la toiture du bâtiment déjà existant.

École élémentaire Ampère, quartier Chorier-Berriat

La rénovation entraîne une réduction de 52% de la consommation d’énergie avec l’isolation des façades, le remplacement des menuiseries, l’installation de protections solaires (volets roulants, brise-soleil) et la pose de 250 m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit. Une ventilation double flux améliore la qualité de l’air et la pose d’un ascenseur a rendu le bâtiment totalement accessible.

école buissonnière

La nature, c’est classe !

Chaque année, plus de 3 500 élèves de primaire prennent une grande bouffée d’oxygène et se familiarisent avec les milieux naturels lors de séjours entre campagne, mer et montagne.

©Jean-Sébastien Faure

La Ville possède trois bases de plein air : la Maison des collines à Eybens, Massacan près de Toulon et Mont-Saint-Martin en Chartreuse. Elle organise aussi des escapades au Bois de Lune situé à Méaudre.

Les séjours sont de durée variable (un à cinq jours) selon l’âge des enfants. Pédagogiques et ludiques, les activités s’appuient sur la spécificité et la richesse naturelle des lieux et sont autant d’occasions pour les petits citadins de s’émerveiller face à un nouvel environnement !

Grenouilles et eucalyptus

La Maison des collines met la nature à l’honneur grâce à une ferme pédagogique où les enfants peuvent approcher des poules, des oies, des vaches, des chèvres, des moutons… Le site comprend également un potager, un four pour la fabrication du pain et une mare pour observer grenouilles et autres têtards. Balades en forêt et construction de cabanes sont aussi au programme.

©Jean-Sébastien Faure

Implanté en bord de mer, Massacan propose de s’initier à la voile, d’approcher les métiers de la mer, d’observer la végétation méditerranéenne (oliviers, eucalyptus), de mieux connaître l’écosystème marin ou la vie traditionnelle provençale.

Situé en Chartreuse, Mont-Saint-Martin invite à découvrir la faune, la flore, la géologie, les activités agricoles ou pastorales locales. Et au Bois de Lune, les séjours s’organisent autour de plusieurs thématiques : nature et environnement, activités sportives de moyenne montagne (ski et autres sports de glisse), patrimoine culturel, architectural ou artisanal, la Résistance dans le Vercors…

service public

Des agent-es aux côtés des enseignant-es

Véritables acteurs de la communauté éducative, les agent-es de la Ville sont présent-es dans les 78 écoles grenobloises avec des missions aussi variées qu’indispensables !

Cliquez sur l’image pour l’agrandir. ©Philippe Mouche

Vos commentaires

Commentaire de Pedro le 11 septembre 2021 à 15 h 24 min

Bande de menteurs!
Depuis deux ans, c’est désengagement complet des services éducations jeunesses dans les quartiers politiques de la ville.
Tout pour les bobos du centre-ville et rien pour les pauvres de Villeneuve, Mistral et Teisseire. C’est ça l’écologie politique?

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